Erwin Rommel et Ernst Jünger : deux Croix Pour le Mérite pour deux guerres

– Avec Manfred von Richthofen et Hermann Göring, Erwin Rommel et Ernst Jünger restent sans doute les deux plus célèbres jeunes officiers allemands récipiendaires de la Croix de l’Ordre pour le Mérite, la plus haute distinction militaire pouvant alors être décernée outre-Rhin. Mais les deux hommes sont différents à bien des titres. La guerre que mena le futur Feldmarschall du IIIe Reich et celle du futur grand écrivain peuvent paraître différentes mais montrent quelques similitudes. En outre, leurs expériences peuvent expliquer leur carrière respective après 1918.
– Rommel et Jünger partagent au moins trois points communs. Ils sont tous deux nés dans une famille de confession protestante (évangélique pour le premier et luthérienne pour le second), ils sont tous deux fils de notables reconnus de Länder (professeur de mathématiques de Souabe pour l’un et chimiste de Heidelberg pour l’autre) et se révèlent volontiers rêveurs. Rommel l’était à l’école, d’où ses notes moyennes. Mais en 1905, son père réussit à l’envoyer dans les rangs des cadets de la Kaisersheer au sein desquels le jeune Erwin trouve Continuer à lire … « Erwin Rommel et Ernst Jünger : deux Croix Pour le Mérite pour deux guerres »

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Front du Caucase : la bataille de Sarikamis (1914-1915)

– Tout récemment, de vives tensions entre la Russie et la Turquie ont alimenté l’actualité internationale. C’est l’occasion de revenir sur les combats du Caucase d’il y a cent ans méconnus en France. A l’image front austro-italien dans les Alpes, les combats entre les troupes de de Mehmet VII et celui de Nicolas II se sont déroulés dans un environnement particulièrement difficile et en haute altitude.

– Bref retour en arrière. D’abord neutre, « l’Homme malade de l’Europe » entre en guerre aux côtés des puissances centrales le 26 octobre 1914.  Se regardant en chiens de faïence depuis la fin de la Guerre russo-turque (1877-1878), Saint-Pétersbourg et Constantinople se déclarent mutuellement la guerre. Depuis 1854, les deux empires se sont affrontés deux fois, l’un pour étendre son influence sur les Balkans (création de la Bulgarie indépendante et soutien aux Slaves durant les Guerres balkaniques) et l’autre pour s’y maintenir. Ainsi, à la fin 1914, des escadres turques bombardent les ports russes de Sébastopol, Feodosia, Yalta, Odessa et Novorossiïsk.

1 – SITUATION STRATÉGIQUE

– N’ayant pas les moyens de riposter par ses moyens navals réduits (et encore moins de s’assurer le contrôle des Détroits), l’état-major de Nicolas II décide de répliquer en attaquant depuis la frontière entre les deux Empires, c’est-à-dire, le Caucase, plus précisément la Transcaucasie (ou « Petit Caucase ») qui représente la Continuer à lire … « Front du Caucase : la bataille de Sarikamis (1914-1915) »

Guerres & Histoire – Les snipers

– La très bonne revue d’histoire militaire Guerres & Histoire consacre son dossier principal aux snipers.
Dirigé par le Colonel Michel Goya – connu pour ses analyses pertinentes sur l’Armée et les conflits en cours – le dossier en question consacre plusieurs lignes aux tireurs d’élite durant la Grande Guerre.

– On y constate que les troupes du Commonwealth – notamment les Canadiens, de par la proportion de professionnels du tir engagés dans leurs rangs – ont été particulièrement novateur dans le domaine. Notamment, avec des personnalités comme le Major anglo-indien Hestketh-Prichard. Ceci-dit, les Allemands n’ont pas été en reste dans l’extension du nombre de ce type de soldats. De son côté, l’état-major français a permis aussi de développer cette discipline en y gardant un œil tatillon, par crainte de voir émerger des soldats plus détachés de la hiérarchie.

8 décembre 1914 – Victoire navale britannique des Falklands (résumé)

Aujourd’hui, quittons les tranchées pour les flots glacés de l’Atlantique sud.

– Début décembre 1914, après avoir battu l’escadre du Rear-Admiral Cradock au large des Îles Coronels dans le Pacifique (Chili), l’escadre de l’Admiral Maximilian Graf von Spee (croiseurs lourds « Gneisenau » et « Scharnhorst » ; croiseurs légers « Leipzig », « Dresden » et « Nürnberg ») décide de franchir le Cap Horn pour attaquer les positions britanniques des Malouines, non loin du détroit de Magellan.
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– Entretemps, à Londres, l’Amirauté britannique que dirige Sir Winston Churchill a décidé de prendre une revanche sur la
Kriegsmarine. Une puissante division de surface est réunie en Grande-Bretagne sous la direction du Rear-Admiral Sir Frederick Sturdee. Celui aligne les dreadnoughts (croiseurs de bataille) HMS « Invincible » et « Inflexible » puissamment armés de pièces de 305 mm, ainsi que les croiseurs HMS « Bristol », « Carnavon », « Cornwall » et « Kent ». Traversant l’Atlantique du nord au sud, les deux cuirassés rallient Port Stanley le 1er novembre, rejoignant deux vieux croiseurs rescapés de la défaite des Coronels, les HMS « Canopus » et « Glasgow ».

– La chance est du côté de la Royal Navy. En effet, Continuer à lire … « 8 décembre 1914 – Victoire navale britannique des Falklands (résumé) »

Oskar von Hutier (1857-1934)

– Bien que méconnu aux yeux du public intéressé par la Grande Guerre, Oskar von Hutier reste sans doute l’un des généraux allemands comptant parmi les plus compétents sur la plan tactique. Plus particulièrement dans l’emploi des Stosstruppen ou Sturmtruppen (troupes d’assaut).
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– Issu d’une famille de militaires saxons, Oskar von Hutier voit le jour à Erfurt (à l’époque en Saxe) le 27 août 1857. Son père, Cölestin von Hutier est un officier de l’armée prussienne qui terminera sa carrière avec le grade d’Oberst (Colonel). La guerre est presqu’une affaire de famille, puisque son grand-père a servi dans les troupes saxonnes de la Grande Armée durant les guerres napoléoniennes.
Suivant la tradition familiale, le jeune Oskar intègre les rangs de la Kaisersheer en 1875, comme Sekondeleutnant (Sous-lieutenant) au 2. Nassauisches-Infanterie-Regiment 88. Promu Bataillon-Adjudant en 1881, il est promu Premierleutnant (Lieutenant) en 1883. En 1885, il rejoint les bancs de la Preussens-Kriegsakademie et y sort en 1888 avec le grade de Hauptmann (Capitaine). Remarqué par ses supérieurs, il intègre le Continuer à lire … « Oskar von Hutier (1857-1934) »

Sir Arthur Currie

– Curieux destin que celui de ce général Canadien froid et sans charisme qui s’est néanmoins révélé un fin tacticien, soucieux de l’économie du sang.
Arthur William Currie naît le 5 décembre 1875 à Strathroy-Caradoc dans la Province de l’Ontario.
General Currie, Commander of the Canadian troops in France, and
– Il ne se destine nullement au métier des armes puisqu’avant le déclenchement de la Guerre, il exerce les métiers de professeur et d’agent en assurances-vie. Cependant, il intègre la Militia (Milice) comme artilleur au 5th Regiment Canadian Garrison Artillery en 1897. Promu Captain en 1902, Arthur Currie montre un intérêt tout particulier pour la science militaire et notamment l’emploi de l’artillerie. Il gravit les échelons et est promu Lieutenant-Colonel en 1909 et commande le 5th Regiment CGA. En 1913, il se retrouve placé à la tête du nouveau Continuer à lire … « Sir Arthur Currie »