24 octobre 1916 : Douaumont est repris !

– Après l’infructueux sacrifice de la 5e DI pour reprendre Douaumont en mai 1916, le secteur du fort est resté relativement calme durant l’été. Ayant dû consacré une bonne partie de leurs effectifs à renforcer les Front de la Somme et de Galicie, les Allemands n’ont plus donc rien tenté à Verdun. De leur côté, les Français ne vont pas rester inactifs non plus. Au début de l’automne, Philippe Pétain commandant du Groupe d’Armées Centre et Robert Nivelle, son remplaçant à la tête de la IIe Armée, conviennent de reprendre les forts perdus et notamment Douaumont. L’objectif – limité – étant aussi militaire (le fort est un très bon point d’observation) et politique : l’humiliation de février doit être vengée.
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– Cette fois, les Français ne vont pas lancer d’inutiles charges d’infanterie contre un objectif bien défendu. L’Artillerie lourde sera en charge d’un bombardement préparatoire qui permettra à l’Infanterie de reconquérir le Fort perdu. Pour cela, les Généraux français comptent sur le feu des obusiers lourds de l’Artillerie lourde à grande puissance (ALGP) et des canons de 400 mm de l’Artillerie lourde sur voie ferrée, que le GQG de Chantilly a octroyé à Nivelle, en plus d’une dotation de 700 000 obus (soit 500 000 tonnes).  Afin d’optimiser l’approvisionnement en munitions, le Général Continuer à lire … « 24 octobre 1916 : Douaumont est repris ! »

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Bataille de la Somme : Ginchy et Guillemont – 2

4 – La Bataille de Ginchy

– Le secteur de Ginchy situé à la limite des 5. Königlich-Bayerisches-Infanterie-Division (Nikolaus von Endres) et 185. Infanterie-Division (Paul von Uthmann). Du coup, ce partage du dispositif, créant une jointure entre deux divisions, nuit à la coordination des défenses. Or, c’est précisément dans ce secteur que Henry Rawlinson veut frapper. Son but est de conquérir la portion de la seconde ligne allemande couvrant la Ferme Falfemont, Guillemont et le Bois de Leuze.

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– Le Groupe d’Armées Nord (GAN) doit attaquer sur les deux rives de la Somme. Cette fois-ci, ce sont les éléments de ses deux armées que Foch met à la peine. Ainsi, la VIe Armée de Fayolle doit attaquer sur la rive gauche avec le Ier Corps (Adolphe Guillaumat), le VIIe Corps (Georges de Bazelaire) et le XXXIIIe Corps (Alphonse Nudant), avec pour objectifs Cléry-la-Forêt et l’est du Ravin de Combles. De son côté, la Xe Armée de Joseph Micheler (avec le XXXIIIe Corps) doit reprendre Soyécourt (perdu début juillet), Continuer à lire … « Bataille de la Somme : Ginchy et Guillemont – 2 »

Bataille de la Somme : Ginchy et Guillemont – 1

1 – Bataille de Guillemont : première phase (juillet – août)

– Les restes de ce village vont épuiser les divisions des XIIIth  et XIVth Corps pendant un peu de deux mois. Après l’échec des Sud-Africains à dégager le Bois Delville, Henry Rawlinson décide d’attaquer la seconde ligne de défense allemande, avec le village de Guillemont pour objectif. Sa prise permettrait aux Britanniques et aux Français d’accrocher l’accès vers Flers et Morval. Le 23 juillet, la 30th Division (John Shea) part à l’assaut depuis le Bois des Trônes et « l’Allée de Longueval » derrière un fort barrage d’artillerie. Mais elle échoue devant les mitrailleuses allemandes. La 3rd Division (Cyril Deverell) a comme triple mission de dégager Longueval et le Bois Delville, tout en attaquant sur Guillemont et Ginchy. Là encore, si les Tommys aguerris de cette division de la Regular Army (Active) s’emparent de ce qui reste de la gare de Guillemont, ils sont aussi durement repoussés et doivent se replier sur la Ferme de Wartelot..pows20carrying20wounded20death20valley

– Le 30 juillet, la 30th Division repart à l’assaut en coopération avec la 153e DI française (Deligny) qui forme l’aile gauche de la VIe Armée, ainsi qu’avec le concours de la 5th Brigade de la 2nd Division. Mais là encore, le succès n’est pas au rendez-vous. Rawlinson décide de relancer une attaque le 7 août, avant de la reporter au 8 en réduisant la profondeur des objectifs. Rawlinson et ses généraux lancent alors des « attaques chinoises » afin d’affaiblir les défenses allemandes. L’accent est alors mis sur l’amélioration des communications entre Infanterie et Aviation (miroirs, lampes, pigeons voyageurs). Une station téléphonique est installée dans le Bois de Favière. Mais les 8-9 août, la météorologie n’est pas du côté des Britanniques puisque un brouillard se lève, empêchant toute communication lumineuse efficace. Par conséquent, par manque de coordination, l’attaque échoue complètements même si quelques petits groupes parviennent dans Guillemont. Mais isolés, ils sont anéantis très vite.

– Après ce nouvel échec, Henry Rawlinson s’entretient avec les Continuer à lire … « Bataille de la Somme : Ginchy et Guillemont – 1 »