Visite au Bovington Tank Museum

Chers lecteurs, chères lectrices, j’ai le plaisir de vous présenter quelques clichés des modèles de Tanks de la Première Guerre mondiale exposés dans l’excellent musée des chars de Bovington (Comté du Dorset). La scénographie concernant l’engagement des Mk I de 1916 est particulièrement réussie.

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Tank Mk I version Male

 

 

 

 

 

 

 

 

1 – Au commencement, le Tracteur Hornsby, mis au point par l’ingénieur  Continuer à lire … « Visite au Bovington Tank Museum »

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« Georgette » ou la Quatrième bataille des Flandres – Partie 2

1 – « GEORGETTE » SE DÉCHAÎNE : LA PERCÉE SUR LA LYS

– Le début de la « Bataille de Lys » ou « Quatrième bataille des Flandres » commence quasiment de la même sorte que « Michael » moins de trois semaines plus tôt. Le 9 avril à 04h15, les positions Anglo-Portugaises sont réveillées par un tir de préparation court mais particulièrement violent. 900 pièces d’artillerie sont mises à contribution (). Les Allemands noient d’abord les batteries d’artillerie de la First Army sous des nuages de gaz avant de cibler les voies de communication, les PC, etc. Ensuite, les Minenwerfern et Granatwerfern crachent leurs roquettes sur les premières lignes ennemies, pendant que les Sturmtruppen prennent position dans leurs secteurs d’attaque. Enfin, l’artillerie de campagne et lourde allemande déchaîne un violent barrage derrière lequel progressent les groupes de Sturm-Truppen, comprenant fusiliers, grenadiers, mitrailleurs, servants de lance-flamme et pionniers de combat.
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– A 08h45, Ferdinand von Quast lâche ensuite 9 divisions des II. Königlich-Bayerische-Korps (32. et 38. Div.), XIX. Korps (35. et 42. Div.) et IV. Korps (18. et 43. Div.) sur les positions de Henry Horne comprises sur 15 km entre le Canal de La Bassée et Armentières. Mais von Quast a décidé de mettre le poids principal de son attaque sur les Portugais du Général Abreu. Les Sturmtruppen, qui progressent en

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« Georgette » ou la Quatrième bataille des Flandres – Partie 1

Prévision ou anticipation ? On se souvient qu’Erich Ludendorff avait demandé aux QG des Heeres-Gruppen « Rupprecht », IV.  et VI. Armeen de plancher sur un plan d’offensive contre les positions britanniques dans les Flandres, entre Passchendaele et Armentières. Offensive qui serait lancée SI « Michael »  ne débouchait pas sur un succès escompté. Or, c’est bien ce qui se produit à la fin du mois de mars. Les plans des états-majors étant encore chauds, « Pollux » décide donc d’infliger aux Anglais un second coup direct.
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1 – DE « GEORG I » A « GEORGETTE »

– Alors que « Michael » connaît ses derniers engagements sanglants sur la Scarpe et sur l’Avre, Erich Ludendorff décide de profiter des capacités offensives de ses armées pour porter le fer dans les Flandres. On se souvient que le Plan « Georges » soutenu par plusieurs généraux avait fait l’objet de débats et avait été rétrogradé au rang « d’offensive de secours », du moins si l’on peut dire. Par conséquent, Ludendorff bascule l’effort principal – alors porté entre la Scarpe et l’Oise – entre le Saillant d’Ypres et la Lys. Sachant pertinemment que ce sont les Britanniques qui surveillent cette partie du front, le Quartier-Maître général espère les faire craquer. Toute une armée britannique n’a-t-elle pas manqué d’être volatilisée sous les coups de trois armées lancées en Picardie ? Mais il a fallu que ces diables de Français interviennent dans l’affaire et sauvent la mise à leurs alliés d’Albion. Mais cette fois, dans les Flandres, il n’y a que les Anglais aidés par les Belges. L’affaire pourrait être vite conclue. Du coup, Ludendorff donne pour instruction au Continuer à lire … « « Georgette » ou la Quatrième bataille des Flandres – Partie 1 »

« Michael » : l’Archange pour l’offensive de la dernière chance – Dernière partie

Pour les Alliés, l’Offensive « Michael » fut marquée par dix jours de sueurs froides et d’incertitude. Les troupes franco-britanniques ont dû reculer de plusieurs dizaines de kilomètres en à peu près une semaine – du jamais vu sur le Front de l’Ouest depuis septembre 1914 – mais le succès défensif et les changements d’axe successifs de Ludendorff ont tout simplement enliser le formidable effort allemand qui a manqué de causer une catastrophe. Mais les combats ne vont pas s’arrêter pour autant et le mois d’avril 1918 va voir plusieurs engagements plus localisés alors qu’Erich Ludendorff frappe dans les Flandres, manquant encore de faire plier Haig. Mais en Picardie, les Alliés vont enregistrer plusieurs succès défensifs.

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– L’ENLISEMENT

– Le 31 mars, Erich Ludendorff doit se rendre à l’évidence, « Michael » a été un indéniable succès tactique mais également un échec stratégique. Du côté tactique, il est indéniable que les trois armées allemandes ont réussi une prouesse puisqu’elles ont Allemands ont réussi à reprendre la Guerre de mouvement et fait reculer Français et les Britanniques sur 60 km et capturant 60 000 prisonniers (majoritairement des Anglais). Le 31 mars, ils se trouvent jusqu’aux portes d’Amiens, sur l’Avre et sur l’Oise.

– Les Français ont également payé un très lourd tribut pour empêcher la catastrophe de se produire, avec 170 000 hommes perdus, dont 9 000 officiers en dix jours seulement. Par conséquent, Philippe Pétain a dû déployer la moitié de son armée entre Montidier et l’Oise. Et le Gouvernement a donné son accord au rapatriement de la Xe Armée de Paul Maistre qui stationnait en Italie. Les Français maintiennent ainsi Continuer à lire … « « Michael » : l’Archange pour l’offensive de la dernière chance – Dernière partie »

« Michael » : l’Archange pour l’offensive de la dernière chance – Sixième partie

– LA BATAILLE DE MONTDIDIER  –

Pour celui ou celle qui connaît bien la Picardie, Montdidier est un chef-lieu de canton du Pays de Santerre (est du département de la Somme), à mi-chemin entre Compiègne et Amiens et à cheval sur la rivière des Trois-Doms, un petit affluent de l’Avre. Celui ou celle qui s’intéresse à l’histoire de la région n’est pas non plus sans savoir que Montdidier tire ses origines de l’Epoque Carolingienne (du nom du Roi des Lombards, ennemi de Charlemagne) et qu’elle fut assez prospère sous l’Ancien Régime. Seulement, la Grande-Guerre lui laissa des stigmates, partiellement pansés par la rénovation de ses deux églises gothiques. Mais si Montdidier peut satisfaire la curiosité des amateurs de patrimoine religieux, on oublie qu’elle fut le théâtre de violents combats entre Français et Allemands en 1918 dont l’enjeu fut la tenue du front de Picardie et donc, la sauvegarde des accès à Amiens. Cet article propose de revenir en détail sur une bataille méconnue à l’issue de laquelle les « Poilus », épaulés par des « Tommys » décidés, sauvèrent la soudure entre les Fronts français et britannique et bloquèrent ainsi l’Offensive « Michael ».
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1 – MENACES SUR AMIENS

– Quittons Doullens pour revenir sur le front. Le 24 mars, von der Marwitz et von Hutier font sauter la base du saillant de Flesquières, contraignant Byng à s’accrocher sur Arras et Vimy. Son flanc gauche n’étant plus couvert, la FIfth Army de Hubert Gough doit encore se replier. Pendant ce temps, pendant que le Ve Corps de Maurice Pellé s’échine à freiner l’avancée allemande entre Chauny et Noyon, les premiers éléments de la Ire Armée française de Marie-Eugène Debeney s’intercale entre Lassigny et Montdidier afin de tenir fermé le bouchon entre Gough et Humbert. Mais comme pour les jours précédents, les premières divisions françaises qui arrivent dans le secteur (22e,37e, 38e, 56e et 166e DI) sont jetées dans la fournaise sans forme de procès. Du coup, Pétain et Continuer à lire … « « Michael » : l’Archange pour l’offensive de la dernière chance – Sixième partie »

« Michael » : l’Archange pour l’offensive de la dernière chance – Cinquième partie

POUR ARRÊTER LUDENDORFF, PASSONS PAR DOULLENS

 Durant les journées des 23, 24 et 25 mars, les états-majors et cabinets parisiens et londoniens ont de quoi se faire peur. Il semble impossible d’enrayer l’offensive allemande et les Alliés commencent à envisager le pire scénario qu’il soit : la séparation des armées françaises et britanniques. Pétain et Haig vont notamment envisager des plans pour limiter la casse mais qui impliquent un repli britannique vers le nord en laissant la Basse Vallée de la Somme et Amiens sous la menace des Sturm-Truppen. Mais l’offensive allemande va commencer à s’essouffler et les Alliés vont enfin prendre une décision qui déterminera la conduite de la guerre. Une décision prise entre les murs austères de la Mairie de Doullens, par un temps gris et encore lourd de menaces.

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1 – MAIS OU VONT-ILS S’ARRÊTER ?

– Von Below fait bombarder Bapaume durant la matinée. Byng décide alors d’évacuer la ville en fin de matinée, faisant ainsi pivoter son armée sur sa gauche, même si les VI et XVII Corps se retrouvent légèrement derrière leurs positions du 21 mars. Mais l’aile droite du V Corps a déjà dû se retirer de 27 km. Du coup, la ligne de front s’ancre entre Curlu (sur la Somme), Bazentin et le Bois Haut (ou Highwood), deux lieux dits ayant fait parler d’eux durant l’été 1916. Elle consiste alors un ensemble irrégulier de trous individuels et de tranchées improvisées. Mais pour la tenir, Byng et Gough n’ont que des Tommys exténués, affamés et démoralisés. Heureusement, les Britanniques bénéficient d’un répit. En trois jours, l’avance allemande a été considérable au regard du tracé de la ligne de front d’avant le 21 mars. Mais les Sturm-Truppen sont épuisées et la logistique, comme l’artillerie ne suivent pas en raison du manque de camions et même parfois de chevaux. Et pire pour les Généraux allemands, les Britanniques leur ont laissé – sans le savoir – un cadeau empoisonné : leurs dépôts de nourriture. En effet, les Continuer à lire … « « Michael » : l’Archange pour l’offensive de la dernière chance – Cinquième partie »