Emission : les Barons Rouges

Dans son émission du 7 avril dernier, Franck Ferrand et son invité Stéphane Koechlin reviennent sur les parcours de Manfred von Richthoffen et de son ailier moins connu, Ernst Udet.

http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/les-barons-rouges-2713993

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Verdun : l’offensive allemande sur la rive gauche de la Meuse

– Pendant dix jours, Français et Allemands n’ont tenté aucune action. Cette pause est grandement mise à profit par Pétain qui renforce ardemment le dispositif défensif de sa IIe Armée. Les premiers effets du « tourniquet » commencent à produire leurs effets. Pétain ne prévoit de lancer aucune offensive tant que ses forces n’atteindront pas le nombre nécessaire. Si chez les Français le moral commence à remonter, chez les Allemands, l’enthousiasme et l’optimisme du 21 février cèdent la place à l’impatience et l’énervement. Le renforcement du dispositif français n’échappe pas à von Falkenhayn. Les Français commencent à gagner du temps. Von Falkenhayn et le Kronprinz décident alors de relancer la V. Armee à l’attaque pour imposer leur rythme de nouveau. Mais pas question d’envoyer de nouveau les divisions épuisées des III. et XVIII. Armee-Korps sur la rive droite de la Meuse, d’autant que l’effet de surprise ne joue plus.  Mais les Allemands font face à un nouveau problème tactique. En effet, Pétain a fait disposer son artillerie sur la rive gauche, avec des pièces lourdes, qui menacent les troupes du VII. Reserve-Korps. Début mars, constatant la passivité de l’aile droite allemande, Pétain – immobilisé à Souilly pour une pneumonie – appelle Georges de Bazelaire :
« – Crois-tu qu’ils vont attaquer ?
– Non […]
– Ils ne connaissent pas leur métier ! »
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– Pourtant les Allemands ne tardent pas à réagir. Konstantin Schmidt von Knobelsdorff et Hans von Zwehl militent intensément pour Continuer à lire … « Verdun : l’offensive allemande sur la rive gauche de la Meuse »

Jean-Baptiste Estienne

S’il y a bien eu un général moins connu du public mais qui prit sa part à la victoire de 1918, c’est bien Jean-Baptiste Estienne, celui que l’on a considéré comme le « père des chars » français, même si les Britanniques peuvent aussi revendiquer (en grande partie) la paternité des engins chenillés (un article à paraître bientôt y reviendra en détails).

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1 – LES DÉBUTS 

– Né le 7 novembre 1860 à Condé-en-Barrois (Meuse), Jean-Baptiste Estienne grandit dans une famille de notables et propriétaires fonciers locaux. Son père exerce la confortable profession de notaire, tout en étant maire de Condé-en-Barrois durant vingt-ans et Conseiller général de la Meuse. Dès l’enfance, Jean-Baptiste Estienne montre de très bonnes capacités en mathématiques. Après sa scolarité au collège de Saint-Dizier, il entre au Lycée de Bar-le-Duc afin de préparer les concours aux Grandes Ecoles. En 1879, après avoir remporté un concours national de mathématiques, Estienne est admis à Polytechnique et à l’École Normale Supérieure mais choisit la première. Cependant, sa scolarité à Polytechnique est Continuer à lire … « Jean-Baptiste Estienne »

La campagne britannique de Mésopotamie (2)

– Le précédent article concernant la campagne de Mésopotamie donnait un aperçu des enjeux stratégiques de la région (lire ici : https://acierettranchees.wordpress.com/2016/01/24/la-campagne-britannique-de-mesopotamie-1/). Fin octobre 1914, Londres déclare la guerre à la Sublime Porte mais manque encore de forces dans cette région.

1 – LA PRISE DE BASORAH

– Le 9 novembre, la 16th (Poona) Indian Brigade débarque à Abadan (Perse) et y chasse les maigres forces ottomanes qui tiennent le secteur. Le 11, les contre-attaques lancées par les Turcs sont repoussés. La prise de Basorah relativement facile fait penser à l’Etat-Major impérial que le secteur peut servir de socle à une prochaine campagne le long du Tigre et de l’Euphrate. Or, la saison est assez mal choisie.
Ainsi, en attendant l’arrivée de la 6th (Poona) Indian Division, la 16th Brigade prend la dénomination de Force D in Mesopotamia. Son commandement est confié au General Arthur Barrett. Celui-arrive à Abadan avec la 18th Brigade le 14 novembre. Les Anglo-Indiens comptent également du ravitaillement et des dromadaires pour le transport. En effet, le climat hivernal de Mésopotamie est bien loin de l’été chaud et aride. Bloqués à l’est par la chaîne des Monts Zagros (frontière naturelle entre la Mésopotamie et la Perse), les courants humides qui remontent de l’Océan Indien provoquent des pluies courtes mais intenses qui font gonfler les eaux des deux fleuves bibliques.

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– Le 16 novembre, Barrett reçoit l’ordre de Londres de capturer Basorah, à condition que la situation politique et la situation militaires soient favorables. Le 17, un dur engagement a lieu à Salih, alors que le terrain est transformé en bourbier par la montée des eaux du Tigre. 500 soldats anglo-indiens et 1 000 Turcs sont tués ou blessés. Barrett dispose alors de quelques navires de transports préalablement regroupés dans le port perse de Mohammerah, ce qui lui permet de pousser son avantage vers Basorah. La ville tombe le Continuer à lire … « La campagne britannique de Mésopotamie (2) »

Salonique et la naissance de l’Armée d’Orient

– Depuis quelques années, l’histoire de l’Armée d’Orient connaît un certain intérêt. Mais l’histoire des « Jardiniers de Salonique » reste encore méconnue. Même si l’on doit à Roger Vercel, le très beau « Capitaine Conan », très bien adapté au cinéma en 1995 par Bertrand Tavernier. Il faut dire qu’à la même époque, la presse se concentrait sur Verdun et les offensives à l’ouest, ne laissant que peu de place aux soldats métropolitains, coloniaux mais aussi aux troupes alliées (Italiens, Britanniques, Serbes, Russes et Grecs dès 1917) qui ont combattu sur le front des Balkans. Les soldats français ayant connu tout autant le froid qu’en France, avec en prime le paludisme et différentes maladies contractées sur place. Sa formation doit répondre à plusieurs impératifs stratégiques pour la continuation de la Guerre : menacer les Empires Centraux par le sud de l’Europe et inciter les Roumains à entrer en guerre aux côtés de l’Entente.
Cependant, la mise en place de la future Armée d’Orient a été sujette à un débat particulièrement ardu entre Français et Britanniques, tout en faisant l’objet d’une féroce rivalité chez les généraux français.

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– L’idée d’une intervention dans les Balkans circule déjà dans les allées du GQG de Chantilly dès 1915. On l’a mise un temps sur le compte d’Aristide Briand (Président du Conseil d’octobre 1915 à mars 1917) et de David Lloyd-George (le successeur d’Asquith au 10th Downing Street). Mais il semble davantage, comme le signale le Colonel Rémy Porte, que son origine revient à Louis Franchet d’Espèrey comme à son chef d’état-major de la Ve Armée, le Colonel de Lardemelle. Celui-ci rédige en novembre 1914 un dossier complet dans lequel il conseille d’entreprendre un débarquement d’une importante force expéditionnaire à cinq corps d’armées à Salonique. Son but, se joindre aux Serbes pour attaquer l’Autriche sur son sol et contraindre les Bulgares à entrer dans l’alliance de l’Entente. Le dossier de Lardemelle est présenté au Président Poincaré et fait l’objet de discussions au Conseil des Ministres. Mais le projet est abandonné car Joffre et ses adjoints estiment déraisonnable d’amputer le front français d’une partie des troupes, alors que le GQG prépare les offensives d’Artois et de Champagne.

– En octobre 1915, l’offensive combinée germano-austro-bulgare sonne le Continuer à lire … « Salonique et la naissance de l’Armée d’Orient »

21 mars 1918 : Offensive de Ludendorf, Opération « Michael »


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21 mars 1918 : Offensive de Ludendorf, Opération « Michael »