Centenaire des combats du Hartmannswillerkopf

– Bref rappel : en août 1914, les troupes françaises de l’Armée d’Alsace entrent dans Mulhouse avant d’en être chassées. Après plusieurs combats dans les Vosges, les deux adversaires s’arrêtent sur la Vallée de la Doller.

Le Hartmannswillerkopf, avec le cimetière français (Photo personnelle)
Le Hartmannswillerkopf, avec le cimetière français
(Photo personnelle)

1 – Les enjeux de la « Mangeuse d’hommes »

– Le « Vieil Armand » ou « Hartmannswillerkopf », ou encore « la Mangeuse d’hommes » et « la Machine à casser du monde » est une montagne haute de 965 mètres située sur la partie alsacienne du sud de la ligne de la Crête des Vosges. Situé entre les vallées de la Thur et de la Lauch, le mont domine la plaine d’Alsace et la ville de Cernay, qui marque le point le plus méridional de la « province perdue ».
Le Hartmannswillerkopf comprend du nord au sud, trois avancées surnommées la « Cuisse gauche », la « Cuisse droite » ou « Aussichtfelsen » (« rocher panorama ») et le « Rehfelsen » (« Rocher du Chevreuil »). Elles constituent un très bon observatoire permettant de Continuer à lire … « Centenaire des combats du Hartmannswillerkopf »

12-13 septembre 1918 : Victoire franco-américaine de Saint-Mihiel (Argonne)

1 – Situation opérationnelle en septembre 1918

– Depuis la Guerre franco-prussienne de 1870, la ville de Saint-Mihiel était considérée comme importante d’un point de vue stratégique car elle commande l’accès aux routes de Verdun, Nancy, Toul et Metz. Et de plus, elle coupe la voie de chemin de fer entre Paris et Nancy.Les combats indécis de 1914 avaient formé le saillant de Saint-Mihiel qui s’étendait des Eparges à Pont-à-Mousson.

N’ayant pu forcé le saillant en 1914-1915 (combats du Bois d’Ailly, de Bois Brumé, de la Forêt d’Apremont et des Eparges), les Allemands décident d’y établir de solides positions défensives afin de prévenir de toute offensives françaises dans la région afin de soulager le Front de Verdun. Ainsi, en septembre 1918, le saillant de Saint-Mihiel forme une hernie large de 38 km et profonde de 23 entre la Meuse et la Moselle.

Source : http://pierreswesternfront.punt.nl
Source :
http://pierreswesternfront.punt.nl

– Pendant l’été, Américains et Français veulent profiter du succès des combats défensifs et des contre-offensives qui ont mis en échec les opérations d’Erich Ludendorf. Ce fut le cas avec les contre-offensives victorieuses sur la Marne, l’Aisne et la Somme.

Le Général John J. Pershing envisage alors de réduire le saillant de Saint-Mihiel par une puissante offensive qui ferait la part belle à son corps expéditionnaire, jusque-là engagé efficacement à l’échelle de divisions sur plusieurs endroits du front (Bois-Belleau, Ferme Rouge, Saint-Quentin, Bois de Fère…). Cette fois, il compte engager sa nouvelle Ist US Army

Afin de libérer l’accès à la voie ferrée Paris-Nancy, ainsi que les voies de communication menant à Verdun.

– Comme le fait remarquer Jean-Christophe Notin dans sa biographie consacrée au Continuer à lire … « 12-13 septembre 1918 : Victoire franco-américaine de Saint-Mihiel (Argonne) »

L’Armée italienne en 1915, essai de description – Première partie

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Source : http://www.listal.com

Le 23 mai 1915, à l’issue du Traité de Londres qui lui promet de recouvrer Trente, Bolzano (Bolsen), l’Isonzo, Gorizia, Trieste, Vlora (Albanie) et de vagues concessions dans la région de Smyrne, l’Italie déclare la guerre à Vienne et Berlin. Revirement de situation prévisible car ce premier membre de la « Triplice » voulue par Bismarck était considéré comme un allié peu sûr. Les Allemands en ayant eu la confirmation lors de la signature de l’accord entre Rome et Paris sur la Libye.
– Mais l’Italie est une nation jeune, unifiée non sans heurts au début de l’année 1914. Rappelons que c’est une monarchie constitutionnelle de régime parlementaire. Le Roi Victor-Emmanuel III (issu de la Maison de Savoie) règne mais ne gouvernement pas. Le pouvoir exécutif et législatif est détenu par le Gouvernement de Salandra (II) et le Parlement. Le Gouvernement est de tendance libérale (mais autoritaire et assez hostile au Pape), tandis que la vie politique (agitée) est travaillée par des courants anarchistes, révolutionnaires, socialistes et monarchistes.
Jeune nation, l’Italie n’a pas le prestige militaire de Continuer à lire … « L’Armée italienne en 1915, essai de description – Première partie »

Chronique des Dardanelles – 15

– LES NOUVEAUX DÉBARQUEMENTS D’AOÛT A SULVA

– Cette opération confiée au IXth Corps britannique de Sir Frederick Stopford est bien moins connue que les combats menés par les ANZACS, sans doute parce qu’elle relevait d’un caractère plus secondaire.
Il n’en reste pas moins, qu’influencé par son chef d’état-major Hamilton Reed et par Sir Frederick Stopford, Sir Ian Hamilton décide de confier un débarquement pour dégager la plaine de Sulva enserrée entre la mer et les crêtes de Kiretch Tepe et Tekke Tepe. Mais les rapports de reconnaissances arrivés sur la table d’Ian Hamilton étaient faussés, exagérant les défenses turques sur « Chocolate Hill » et sous-estimant celles sur la Cote 110. En outre, le débarquement est rendu plus difficile en raison de la présence d’un lac salé situé entre les deux pointes de Sulva. Après débats, la 11th British Infantry Division du Major.General Frederick Hammersley reçoit l’ordre de débarquer en Baie de Sulva, au nord du lac salé, avec sa 34th Brigade au nord face à la Cote 170 et la 32nd Brigade au sud (« B » Beach). La 32nd Brigade doit s’emparer de « Chocolate Hill », avant de rejoindre la 34th. Puis, la 33rd Brigade doit sécuriser le flanc droit du débarquement. Enfin, aussitôt l’artillerie de la 11th Division mise à terre en sécurité, la 10th Infantry Division de Sir Bryan Mahon pourra débarquer en seconde vague. Notons que ces deux divisions sont formées de jeunes volontaires de la New Kitchener’s Army.

Source : http://www.irishtimes.com
Source :
http://www.irishtimes.com

– Curieusement, en dépit du manque de renseignements sérieux, les officiers britanniques sont confiants. Malgré l’échec cuisant du Cap Helles, ils pensent que les Turcs sont à bout de forces. Cette fois-ci sera la bonne.
Tôt dans la matinée du 6 août, la 11th Division arrive à flots depuis Imbros. Le débarquement des 32nd et 33rd Brigades au sud du « Point de Nibrunesi » frôle la perfection, sans aucune opposition des Turcs. Les 7th South Staffordshire et 9th Sherwood Foresters se portent rapidement vers Continuer à lire … « Chronique des Dardanelles – 15 »

Chroniques des Dardanelles 1 – 14

Voici le récit des combats des Dardanelles (ou Gallipoli) parues sur un autre blog, avec l’ouvrage de l’Historien britannique Peter Hart et de Max Schiavon comme sources principales.

1 – http://www.france-histoire-esperance.com/centenaire-de-la-campagne-des-dardanelles-1915-2015-premiere-partie/
2 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-2/
3 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-3/
4 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-4/
5 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-5/
6 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-6/
7 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-7/
8 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-8/
9 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-9/
10 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-10/
11 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-11/
12 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-12/
13 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-13/
14 – http://www.france-histoire-esperance.com/chroniques-des-dardanelles-1915-2015-14/

Emile Fayolle

En vous promenant sur le pavé de la Place Vauban et de l’Avenue de Tourville – qui font la jointure entre l’Avenue de Breteuil et la Cathédrale Saint-Louis des Invalides dans le VIIeArrondissement – deux statues coiffées d’un képi se font face. L’une d’elles est celle de Joseph Galliéni, l’autre représente un  soldat français bien moins connu – voire aucunement – du promeneur : Marie-Emile Fayolle.
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– Fils de Jean-Pierre Fayolle et de Marie Rosine Badiou, Marie-Emile Fayolle voit le jour le 14 mai 1852 au Puy-en-Velay, au sein d’une famille de notables auvergnats. Après de bonnes études secondaires, il décide de choisir la carrière des armes à l’issue de son Baccalauréat. Il s’engage alors au 3e Régiment du Génie encaserné à Arras, avant de préparer le concours de Polytechnique au Collège jésuite Saint-Michel en Lorraine. C’est là qu’il fait la connaissance d’un condisciple tarbais nommé Ferdinand Foch. Il est reçu dans la moyenne, soit 122esur 242e  . Il sort néanmoins de Polytechnique à la 42eplace pour 121 élèves en 1875.

– Pendant une vingtaine d’année – un peu à l’exemple de son collègue Foch –  sa carrière militaire est davantage marquée par Continuer à lire … « Emile Fayolle »

Présentation d’Acier et Tranchées

Bonjour à tous et toutes

Ce nouveau blog est d’abord consacré à l’Histoire militaire de la Grande Guerre, soit des hommes, des armées, des chefs, des doctrines, des armes, des combats et opérations comme des matériels.

Après les commémorations de la déclaration de guerre en 2014 mais constatant une absence de sujets pour 1915 dans les médias, je souhaitais vous faire partager mes différentes recherches antérieures pour d’autres publications, ainsi que ma passion pour ces thèmes. Les articles seront agrémentés de photos et de recommandations d’auteurs et revues.
Enfin, il n’est pas question ici de rester franco-centré. Nous parlerons des armées de l’Entente et de la Triple Alliance, ainsi que des fronts beaucoup plus périphériques, tels ceux d’Afrique.

Très bonne lecture !