Armées, stratégies et tactiques dans « Star Wars » – Partie 3

« Personne par la guerre ne devient grand » (Yoda)

TROISIÈME PARTIE : VISIONS STRATÉGIQUES ET APPLICATIONS

Dans cet article, il sera question de la vision stratégique et de la conduite de la guerre dans les différents camps de la saga originelle. Là encore, la vision est clairement manichéenne mais on observe de nettes différences à l’intérieur même de chaque camp.


– INTRODUCTION

– Pour comprendre les différentes stratégies appliquées dans les différentes productions cinématographiques et littéraires de « Star Wars », un retour synthétique sur la géographie de la Galaxie s’impose. (1).

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1 – Au Centre se trouve le Noyau profond, principalement formée d’un trou noir massif et d’étoiles mais aussi de quelques planètes. Aucun combat ne s’y produira au regard du risque encouru pour tout vaisseau d’être aspiré par l’antimatière. Mais Palpatine y mit à jour plusieurs routes hyperspatiales qu’il garda secrètes.

2 – Autour du noyau profond, se trouvent les Mondes du Noyau, soit le « cœur historique » de la Galaxie avec les systèmes et planètes les plus prospères et les plus peuplées. On y trouve notamment la capitale-monde Coruscant mais aussi Alderaan, Caamas, Chandrilla et Corelia.

3 – Juste à l’extérieur des Mondes du Noyau se trouvent les Colonies, soit les planètes agricoles et industrielles mais riches et bien peuplées. Moins que des Colonies, il s’agit davantage d’une Continuer à lire … « Armées, stratégies et tactiques dans « Star Wars » – Partie 3 »

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Armées, stratégies et tactiques dans « Star Wars » – Partie 2

SECONDE PARTIE : CONDUITE DE LA GUERRE ET COMMANDEMENT

– A première vue, le schéma de commandement dans l’univers « Star Wars » semble être simplement classique : autorité supérieure (Empereur, Chef rebelle – Généraux – Officiers – Soldats et pilotes). Mais à y regarder de plus près, aussi manichéen soit-il, le schéma des civilisations de l’univers créé par George Lucas est plus complexe qu’il y paraît.

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– Tout d’abord, basées sur un schéma binaire « Bien contre Mal », les histoires de la Saga voient des armées démocratiques ou insurgées combattre ce qui s’emble s’apparenter à des régimes totalitaires (Empire) ou « sécessionnistes tyranniques ». Cependant, chacun de ses systèmes n’est absolument pas parfait. La République galactiques que nous connaissons par les films est moribonde, minée par la corruption et par la défiance (« La menace fantôme » ; « L’attaque des Clones ») et glisse vers un pouvoir despotique (« La revanche des Sith »). De son côté, bien que totalitaire, l’Empire de Palpatine conserve une structure de commandement verticale apparemment bien ordonnée mais qui ne se départit pas d’une Continuer à lire … « Armées, stratégies et tactiques dans « Star Wars » – Partie 2 »

Armées, stratégies et tactiques dans « Star Wars » – Partie 1

A l’intention des lecteurs et lectrices mais surtout, des passionnés (je déteste employer l’anglicisme « fan ») de la saga créée par Georges Lucas, la production de cette série d’articles sur « Acier et Tranchées » est quasiment le résultat d’un coup de tête, lui-même né de mon intérêt prononcé pour les films et aussi pour la littérature qui recouvre l’univers. Cependant, pour des raisons de temps et de documentation, j’ai volontairement choisi de délimiter ma rédaction à l’ensemble de l’histoire qui se déroule entre le blocus de Naboo par la Fédération du Commerce (Episode I) jusqu’à la Bataille d’Endor (Episode VI) ; incluant donc les livres et séries produits par Lucasfilm et Disney  – s’inscrivant dans le thème – et diffusés avant la sortie de l’Episode VI. Et nous parlerons bien évidemment du très réussi « Rogue One ». L’idée, ici, est d’appliquer à l’univers de Star Wars les méthodes d’études que nous avons appliquées pendant quatre ans pour la Grande Guerre. J’espère que personne ne m’en voudra de « confondre » les univers « Canon » et « Légendes », estimant que je n’ai pas à faire de polémique entre les deux.

Bonne lecture
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« Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… »

Les stratégies employées par les belligérants galactiques ont évolué au vu du contexte politique, avec un basculant vers une forme de guerre de masse avec l’arrivée au pouvoir du Chancelier Sheev Palpatine était en fait le Sith Dark Sidious, lequel tirait – prodigieusement et ingénieusement – toutes les ficelles. Il n’empêche qu’au delà de la dimension purement politique, la Guerre des Clones (25 – 21 av. Yavin) reste un conflit intéressant à étudier, tant les batailles et combats galactiques ne sont pas sans rappeler les grandes opérations combinées de la Seconde Guerre mondiale mais aussi, de la Guerre du Vietnam voire de la Guerre d’Iraq. En effet, les forces de la CSI et celles de la Républiques emploient des unités « navales » pour s’assurer la maîtrise des routes et des accès aux planètes mais aussi, des unités terrestres (avec des tactiques combinées) afin de conquérir l’espace planétaire par des combats au sol.


La nature de la guerre « mute » suite à l’avènement de l’Empire. En effet, la dictature galactique fondée par Palpatine donne naissance à une rébellion. Qui dit rébellion dit tactiques et techniques de combat qui diffèrent nettement d’un conflit entre deux puissantes entités. Dans cette suite d’articles, je vous propose de voir comment sont créées les armées dans la saga « Star Wars », quelles sont les visions stratégiques et les tactiques employées, d’un belligérant à un autre.

PREMIÈRE PARTIE : CONSTRUIRE UNE ARMÉE

– Si on lit les histoires qui se produisent quelques années avant le blocus de Naboo, on s’aperçoit que la République n’a pas véritablement d’armée mais en cas d’interventions, elle envoie les Jedi avec des forces de planètes ou de systèmes loyaux. Alderaan la pacifique n’envoie aucun contingent mais Corelia ou Mon Calamari fournissent vaisseaux et forces terrestres. C’est notamment le cas lors de la bataille du Mont Avos lors de la Guerre hyperspatiale de Stark où la flotte républicaine subit 90 % de pertes. Durant cette bataille, ce sont les Jedi qui mènent les combats. On y retrouve notamment Qi-gon Jin,

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Sambre et Meuse, acte final – Partie 1

Dans le dernier tiers du mois d’octobre, suite à leur enchaînement de succès, les Alliés sont sur le point  de franchir la Sambre et de repousser les Allemands sur les frontières franco-belges et franco-allemandes. Ici, deux articles traiteront des derniers combats alliés victorieux de l’automne 1918, soit ceux qui précédèrent le clairon de l’Armistice.

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– DE LA SAMBRE A LA REPRISE DE MONS

Du 23 octobre au 4 novembre, les Britanniques ont mis à profit ce temps de pause afin d’achever le ravitaillement de leurs divisions en prévision du prochain coup de marteau contre l’Armée allemande sur la Sambre. Suivant le plan d’ensemble de Ferdinand Foch, les puissants efforts des Alliés devront contraindre les Allemands à évacuer la Belgique et l’Alsace-Lorraine en deux semaines. Pour les chefs alliés, il ne fait plus de doute que l’Armée allemande est sur le point de s’écrouler (1). Le 29 octobre, Haig assigne à ses

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La première aviation tactique d’attaque au sol

Connaissez-vous le film de guerre aérienne « Le crépuscule des aigles » de John Guillermin, avec George Peppard, James Mason, Ursula Andress et Jeremy Kemp ? Oui, sans doute. Et en tant que passionnés de l’histoire de la guerre aérienne – et même terrestre – de 1914-1918, vous n’aurez pas manqué de relever les erreurs d’armes et de matériel. Cependant, l’action du film se déroule en 1918 et montre très bien deux évolutions majeures de la guerre aérienne : la fin des chevaliers de l’air et l’attaque au sol. Nous nous intéresserons ici au second élément, qui montre à quel point l’action aérienne est devenue complémentaire de l’action terrestre et annonce l’emploi de l’aviation comme on le connaîtra en 1939-1945.

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– Comme l’explique très bien le Colonel Michel Goya dans son dernier ouvrage « Les Vainqueurs », la Première Guerre mondiale voit clairement l’Artillerie et le Renseignement devenir dépendants de l’aviation (1). Dans les deux premières années du conflit, les avions sont d’abord « les yeux » des canons et obusiers, pour le repérage des cibles et des positions ennemies. Mais à partir de 

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Colonel Michel Goya : « Les vainqueurs. Comment la France a gagné la Grande Guerre »

Membre de la rédaction de la revue « Guerres & Histoire », animateur du blog « La voie de l’épée » et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l’Histoire militaire (« La chair et l’acier : l’armée française et l’invention de la guerre moderne, 1914-1918 » ; « Irak : les armées du chaos » ; « L’invention de la guerre moderne : du pantalon rouge au char d’assaut, 1871-1918 » ) le Colonel Michel Goya vient de publier chez Tallandier, son dernier ouvrage : « Les vainqueurs. Comment la France a gagné la Grande Guerre ». Pour nous, avec son titre qui annonce la couleur, le livre est clairement incontournable en cette dernière année du Centenaire.

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– Depuis bien longtemps, la mémoire – individuelle ou collective – a surtout vu la Grande Guerre à travers le prisme de la souffrance des Poilus dans les tranchées ou bien à travers celui de l’absurdité. Absurdité de la guerre, absurdité des ordres, etc. Par conséquent, on a oublié pendant longtemps que l’Armée française de 1918 était devenue la plus Continuer à lire … « Colonel Michel Goya : « Les vainqueurs. Comment la France a gagné la Grande Guerre » »

L’Offensive Meuse-Argonne (Sept-Nov. 1918) – 2

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4 – PREMIÈRE PHASE : LES SUCCÈS DE LA IV
e ARMÉE FRANÇAISE

– Le 26 septembre à 05h25
, 2 700 pièces d’artillerie tonnent entre la Suippes et la Meuse selon les procédés de tir de préparation. Vient ensuite le tir de barrage derrière lequel progressent les troupes des IIe, XIe, XXIe et XXXVIIIe Corps d’Armée, appuyées par les Renault FT et couverts par une puissante aviation qui n’a pas grand-chose à craindre des escadrilles allemandes très amoindries. En complément de l’artillerie, les bombardiers Brequet effectuent des bombardements ciblés dans la profondeur du dispositif allemand. Malgré une confusion de départ, l’offensive française démarre très bien. Henri Gouraud dirige très bien son offensive qui emporte 15 km dès le premier jour, soit 2 à 3 fois plus que ce que les Américains ont emporté durant la même journée. Progressant derrière un puissant barrage roulant et bien couverts par l’Aviation, les fantassins et équipages de chars de Gouraud crèvent complètement les lignes de la III. Armee allemande. Les Français reprennent définitivement les villages cédés volontairement le 15 juillet précédent mais qui rappellent au « Poilu » la Seconde Bataille de Champagne de 1915.

– Mais cette fois-ci, c’est la revanche. Les Français reprennent ainsi Somme-Py et Saint-Thierry. Et ceux, dans un terrain beaucoup plus ouvert. La 22e DI du Général Spire (XIe CA de Prax) reprend les ruines de la Ferme de Navarin, de sinistre mémoire. De son côté, le XXIe CA de 

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