August von Mackensen, « Der letzte Husar » (« le dernier hussard »)

– Personnage assez méconnu en France mais connu durant la Grande Guerre en Allemagne pour son port du Kolback du Hussard à tête de mort (attribu partagé avec le Kronprinz Wilhelm), August von Mackensen était l’un des plus talentueux tacticiens du II. Reich. Il dénote aussi pour l’époque, en restant un exemple d’ascension sociale réussie par le fer.
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– Celui qui n’est encore qu’August Mackensen naît le 6 décembre 1849 à Haus Leibnitz en Saxe et dans le Kreis de Wittenberg, près du village de Dahlenberg (qui fait maintenant partie de Trossin dans le Land de Saxe). Il est le fils aîné de Louis et Louise Mackensen. La famille de son père a des origines du Hanovre, tandis que celle de sa mère est issue de Saxe depuis plusieurs génération. Louis Mackensen, d’opinion conservatrice et monarchiste, exerce le métier d’administrateur d’entreprise agricole. En 1865, Louis Mackensen envoie le jeune Continuer à lire … « August von Mackensen, « Der letzte Husar » (« le dernier hussard ») »

Général Paul Maistre

Fils de Pierre Hippolyte Maistre et de Thérèse née Adam, Paul André Maistre voit le jour à Joinville en Haute-Marne le 20 juin 1858. Il entre à huit ans au Petit Séminaire de Langres où il effectue une belle scolarité en s’avérant « modeste, laborieux et persévérant ». En 1875, après l’obtention de son Baccalauréat, il se lance dans des études de philosophie mais en 1877, il obtient une bourse pour entrer intégrer l’Ecole de Saint-Cyr dans la Promotion « Des Drapeaux ».
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– Sorti premier de sa promotion en 1881 avec le grade de sous-lieutenant. Fait ensuite « lieutenant aux choix »,  il entame sa carrière dans l’Infanterie sans quitter la Métropole. Cela ne l’empêche pas d’être toujours bien noté au gré de ses affectations et le jeune officier monte assez vite en grade. Il sert donc successivement au 82eRégiment d’Infanterie (1881-1887), au 76e RI avec le grade de Capitaine, au 45e RI, puis au 95e RI. PromuChef de Bataillon en 1897, il sert au 162e RI et prend ensuite la tête d’un Bataillon du 90e RI, puis du 82e. S’il n’a pas participé à des campagnes outre-mer, Paul Maistre connaît assez vite les techniques d’emploi de l’Infanterie d’alors. En 1890, il épouse à Paris une New-Yorkaise d’origine espagnole ; Maria Rosa Blanc Hermandez de Figueroa.

Élève à l’Ecole de Guerre en 1898, il suit les cours de tactiques sous la Direction d eFerdinand Foch avant d’ Continuer à lire … « Général Paul Maistre »

Louis Franchet d’Espérey (1856-1842)

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Lire ici :

Maréchal Louis Franchet d’Espèrey, vainqueur de la Campagne d’Orient

Général Charles Mangin

Général réputé (à juste titre) dur, associé longtemps au sang du Chemin des Dames et à la création de la « Force Noire », Charles Mangin est aussi – et on l’oublie – l’un des grands artisans de la Seconde victoire de la Marne, celle de l’été 1918.

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– Fils de Ferdinand Mangin, Ingénieur des Eaux et Forêts lorrain, Charles Emmanuel Marie Mangin voit le jour le 6 juillet 1866 à Sarrebourg. Lorsque la Prusse remporte la guerre de 1870, la famille Mangin choisit la France et le tout jeune Charles voit ses parents arrêtés et jugés par les autorités prussiennes. Finalement, Ferdinand Mangin achèvera sa carrière comme Conservateur des Eaux et Forêts en Algérie. Charles a trois frères ; deux  d’entre eux choisissent la carrière des armes : Henri (officier tué au Tonkin) etGeorges (officier de la Coloniale tué en Mauritanie). Le troisième, le puiné, choisit la carrière ecclésiastique et entrera chez les Pères Blancs avant de faire son devoir en France en 1914-1918.

– Après ses études secondaires, Charles Mangin entre très jeune à Continuer à lire … « Général Charles Mangin »

Ferdinand Foch

Ferdinand Foch

Maréchal de France, disparu le 20 mars 1929 :

Biographie disponible via le lien ci-dessous :

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Edouard de Curières de Castelnau

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Édouard de Curières de Castelnau

Biographie disponible dans ce lien :

Général Edouard de Curières de Castelnau

Alekseï Broussilov

– Sans vouloir le comparer de façon hâtive à son grand successeur soviétique que fut Georgi Joukov, Alekseï Broussilov reste sans doute l’un des meilleurs généraux de l’Armée du Tsar durant la Première guerre mondiale. Sa grande réussite – limitée certes – reste la grande offensive de Galicie qui saigna l’Armée austro-hongroise et contraignit von Falkenhayn à relâcher sa pression sur Verdun.

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– Alekseï Alekseïevitch Broussilov voit le jour le 31 août 1853 à Tiflis (Tbilissi), capitale de la province de Géorgie. Son père, prénommé également Alekseï, est un officier de l’Armée du Tsar Nicolas Ier de rang de Général-Lieutenant et sa mère, Anna Luiza née Niestojemska, une aristocrate polonaise. Et son grand père est un ancien officier de l’Armée d’Alexandre Ier qui a combattu les Français durant la Campagne de 1812. Malheureusement en 1856, Alekseï Broussilov perd son père, victime de la tuberculose. Sa mère suit son époux dans la tombe peu de temps après. Recueilli par des parents, il passe son enfance à Kutaisi, toujours en Géorgie. A quatorze ans (1867), il rejoint le Corps des Pages à Saint-Pétersbourg. Il se fait remarquer comme ayant de grandes capacités intellectuelles, quoiqu’espiègle et enclin à la paresse. En 1872, après avoir échoué à l’examen final du Corps des Pages, il intègre le Continuer à lire … « Alekseï Broussilov »

Paul Emil von Lettow-Vorbeck : l’invaincu « Lion d’Afrique »

Loin des tranchées boueuses de France et des plaines froides de Russie, une guerre de mouvement s’est jouée durant quatre ans dans l’actuelle Tanzanie. Personne n’aurait donné cher de la survie de la colonie allemande, d’autant que le Togo et la Namibie tomberont rapidement au sein des forces françaises et du Commonwealth. Et pourtant, Paul Emil von Lettow-Vorbeck va mener une guerre d’escarmouches et de guérilla particulièrement efficace contre des forces plus de dix fois supérieures en nombre. Une campagne d’autant plus remarquable, que les troupes africano-allemandes ont tenu la colonie encerclée par les possessions anglo-belgo-portugaises sans recevoir un important soutien logistique de Berlin. Mais cette campagne fut également marquée par la mort de civils indigènes en raison de la pratique de la terre brûlée.

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– Paul Emil von Lettow-Vorbeck voit le jour le 20 mars 1870 à Sarrelouis au sein d’une famille de la petite noblesse poméranienne. Son père est un officier de l’Armée prussienne alors en garnison en Rhénanie. Suivant l’exemple paternel, Paul-Emil suit sa scolarité aux Cadets de Potsdam avant d’intégrer la Lichterfelde de Berlin en 1888, l’année où Guillaume II devient Kaiser d’Allemagne. Deux ans plus tard, le jeune von Lettow-Vorbeck sort diplômé avec le grade de Leutnant. Après une dizaine d’années d’affectations en casernes, Paul-Emil von Lettow-Vorbeck fait partie du contingent allemand envoyé à Pékin contre les Boxers. Si le contingent arrive après le dégagement de Pékin, von Lettow-Vorbeck fait l’apprentissage des combats de guérilla et comprend très vite que les techniques de combat des rebelles chinois ont un effet néfaste sur la discipline de la troupe. Après un retour en Allemagne, von Lettow-Vorbeck revient en Chine au sein de l’état-major allemand avec le grade de Hauptmann (Capitaine). Dès lors, sa carrière prend une dimension coloniale.
En 1907,il intègre le corps expéditionnaire du Continuer à lire … « Paul Emil von Lettow-Vorbeck : l’invaincu « Lion d’Afrique » »

Verdun : Pétain entre en scène

– Castelnau vient de recommander Philippe Pétain pour prendre le commandement de la IIe Armée et défendre Verdun. Joffre aurait préféré un autre nom car il n’apprécie guère cet officier aux idées novatrices, notamment dans la conduite du combat. Peu connu aux yeux du public, il préconise l’économie du sang et l’emploi accru de la puissance de feu de l’artillerie (« le feu tue »). Encore peu connu du public, il manifeste des opinions politiques républicaines qui rassurent dans les milieux parlementaires et ministériels. Il fut même proche un temps d’Émile Combes comme du Général Alexandre Percin qui fut compromis dans l’Affaire des fiches en 1904. Et durant l’Affaire Dreyfus, Pétain s’est montré partisan du capitaine accusé, ce qui lui a valu d’être Gouverneur militaire de Paris par Waldeck-Rousseau. Enfin, il a aussi la réputation d’être un homme à femmes, fréquentant les maisons closes depuis ses années à Saint-Cyr. Terminons-en là pour le côté croustillant du personnage.101448241

1 – Le parcours avant Verdun

– Revenons sur son parcours militaire : né en 1856 à Cauchy-les-Tours dans le Nord au sein d’une famille de cultivateurs, il perd sa mère très tôt et supporte mal le remariage de son père. Sa vocation de soldat naît à travers les récits d’un de ses oncles, un prêtre qui a participé à plusieurs campagnes de la Grande Armée. Sa conscience de patriote se réveille en 1870 lorsqu’il voit l’Armée prussienne occuper sa ville natale. Après l’obtention de son Baccalauréat, Philippe Pétain décroche son entrée à Saint-Cyr en 1876 dans les derniers (Promotion de Plewna). Il a pour camarades de promotion, le Bienheureux Charles de Foucauld et son futur subordonné à Verdun, Georges de Bazelaire. A l’issue d’une scolarité durant laquelle il ne brille pas particulièrement (il est classé 229e à sa sortie), le Sous-lieutenant Pétain choisit l’Infanterie. Sa carrière militaire est rythmée durant plus de trente années par les affectations successives en Métropole et particulièrement dans des camps, centres d’instructions et dans les écoles. Au début du XXe siècle, il enseigne à l’École Supérieure de Guerre et à Saint-Cyr, se distinguant très vite par ses prises de positions presque iconoclastes face à la doctrine offensive qui domine la vie intellectuelle de l’Armée. Philippe Pétain s’élève contre les tactiques d’attaques qui négligent la puissance de feu, ce qui lui vaut de solides inimitiés dans l’Armée en dépit de ses amitiés politiques. En 1913, le Ministre de la Guerre, Eugène Étienne lui refuse les étoiles de Général.

– C’est donc un obscur Colonel à l’avancement piétinant qui se trouve mis à la retraite à la veille de l’orage de l’été 1914. Rappelé d’urgence, Philippe Pétain reçoit le commandement de la 4e Brigade d’Infanterie en Belgique. Après s’être distingué une première fois face aux Allemands, il reçoit le grade de Général de Brigade et prend la tête de la 6e Division d’Infanterie qui participe à la bataille de la Marne. Fin 1914, il est promu Général de Division, puis Général de Corps d’Armée. Dès lors, sa carrière décolle. En avril 1915, Foch lui confie le Continuer à lire … « Verdun : Pétain entre en scène »

Zivojin Misic

– Dernier enfant d’une fratrie de treize enfants, Zivojin Misic voit le jour le 19 juillet 1855 à Struganik dans le centre-ouest de la Serbie. Il est le dernier des dix garçons de Radovan Misic et Andelija née Damjanovic-Kostunjic, bergers et paysans.
A l’âge de six ans, il rejoint ses parents près des moutons mais peut tout de même exercer sa scolarité à Kragujevac. Dans ses Mémoires, il raconte avoir eu maille à partir avec les garçons de son école en raison de ses humbles origines.
Zivojin Misic entre ensuite au Lycée de Kragujevac. S’il ne brille guère durant cinq ans, il termine sa scolarité à Belgrade avec succès.
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– En 1874, il est admis à l’Académie Militaire royale de Serbie de laquelle il sort au dix-neuvième rang. Durant ses vacances, il retourne à Struganik pour aider ses parents et ses frères aux champs. En 1876-1878, versé dans l’Infanterie, il trouve l’occasion de se distinguer lors de la Guerre serbo-turque et obtient le grade de Lieutenant. En 1884, il épouse une jeune fille allemande, Louise Krikner. Le mariage a lieu dans l’Eglise de l’Ascension de Belgrade. Trois garçons (Radovan, Aleksandar et Vojislav) et trois filles (Eleonora, Olga et Andelija) naîtront de cette union. En 1885, le Lieutenant Misic commande une compagnie au sein du 5e Régiment de la Division « Drinska ». Mais la guerre s’achève par une défaite pour le Royaume de Serbie, après la défaite de Slivnitsa (19-28 novembre). L’Armée bulgare était alors bien mieux commandée.

– En 1903, le Roi Alexandre Ier Obrenovic est renversé par l’Armée par un coup d’état organisé par « La Main Noire », sous la conduite du Colonel Dragutin Dmitrijevic. L’issue du coup de force est particulièrement sanglant, puisque A Continuer à lire … « Zivojin Misic »