Passchendaele (11) – Prise de Broodseinde (4 octobre 1917)

Après la prise du Plateau de Gheluveld, le QG de Montreuil fait le pari qu’une percée décisive est possible. Mais d’autres estiment que la sécurisation du Plateau de Passchendaele, le long de Westroosebeke est d’abord néccessaire, en opérant une attaque en trois étapes de 1,4 km chacune. Et chaque étape remportée, il faudra étendre les routes et les voies ferrées. Mais Haig voit les conquêtes limitées de Plumer comme les prémices d’un plus grand succès.

second_battle_of_passchendaele_-_movement_and_traffic

1 – PRÉPARATIFS

– Or ces succès ont nécessité une intense préparation logistique et un considérable feu d’artillerie, ce qui nécessite un déploiement de moyens adéquats. Mais à la décharge de Haig, Gough retrouve de l’enthousiasme et Plumer se met à y croire également (1). Du coup, Haig ordonne à Plumer de lancer une attaque afin de faire sauter les verrous de Broodseinde et Langemarck. L’attaque devra être brutale afin de faire voler en éclats la Wilhelm-Stellung. Pour cela, les Britanniques prévoient d’abord de s’emparer des verrous formés par les bourgs et villages de Gravenstafel, Broodseinde et Continuer à lire … « Passchendaele (11) – Prise de Broodseinde (4 octobre 1917) »

Publicités

Le 3in Stokes, père des mortiers modernes

– On connaît les Minnenwerfer et les « Crapouillots », ces fameux mortiers de tranchée qui ont accru notablement la puissance de feu de l’Infanterie durant le Premier Conflit mondial. En outre, pour des tenants de la « démodernisation » de la guerre, les mortiers marquent également le retour à une guerre de siège où il s’agit de bombarder les positions ennemies dans le but de les faire tomber, comme dans une guerre de siège, les hautes murailles en moins. Mais a-t-on entendu parler du mortier Stokes ? Cette arme britannique d’une conception simple va cependant engendrer toute la gamme des mortiers qui ont peuplé les conflits du XXe siècle.

stokes_mortar_aa_mounting-3
1 – DU NEUF AVEC DU VIEUX

– Avec l’apparition des tranchées, les belligérants s’emploient à doter leur infanterie d’armes de jets capables d’envoyer des projectiles explosifs de l’autre côté du no man’s land ou bien de repousser les assauts d’infanterie. On sait que Français et Britanniques répondent à ce besoin en récréant des catapultes et des arbalètes projetant des grenades (1). Mais ce sont les forces impériales nippones qui utilisent pour la première fois des mortiers de tranchées lors du siège de Port-Arthur, pendant la Guerre russo-japonaise (2).  Les Allemands mettent en ligne leurs fameux Minenwerfern, (25 cm et 17 cm) et Granatwerfern (7.6 cm) ; des armes transportables par plusieurs soldats qui peuvent envoyer des roquettes explosives à 300 à 1 000 m. Comme l’explique l’historien Continuer à lire … « Le 3in Stokes, père des mortiers modernes »