Cent ans de Caporetto – Partie 1

La défaite italienne de Caporetto est imputable à deux éléments : d’une part, l’inaptitude du Commando Supremo à crever la défense austro-hongroise et à insuffler la motivation nécessaire aux soldats et d’autre part, les innovations tactiques allemandes qui ont bien failli causer l’effondrement moral et politique presque total du jeune Royaume transalpin, alors que la situation de l’Empire Habsbourg empire de semaine en semaine. Loin d’avoir été le fruit de la dissidence de soldats grévistes comme le prétendra Luigi Cadorna et encore moins celui d’un prétendue sédition socialo-communiste (thème qui fera les gorges chaudes de la propagande du Régime fasciste quelques années plus tard), la défaite de Caporetto est d’abord la conséquence de l’épuisement de l’Armée italienne (symbole d’un jeune Etat imparfaitement unifié) après onze offensives aux gains médiocres. Epuisement dont les unités allemandes de montagne vont amplement profiter en créant un véritable choc psychologique chez leurs adversaires. Mais contrairement à ce qui s’est passé à Riga un mois auparavant, la défaite de Caporetto va provoquer un électrochoc qui, paradoxalement, va permettre à l’Italie de poursuivre le combat.

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1 – ETAT DES FORCES

A – LES ITALIENS : UNE ARMEE MOINS MAUVAISE QUE L’ON CROIT MAIS MAL DIRIGEE

– Contrairement à une légende encore tenace, l’Armée Royale italienne de 1917 n’est nullement une armée de va-nu-pieds. Au contraire, partie au combat contre l’Autriche-Hongrie en 1915 avec des moyens vétustes, la Reggia Escercita a accéléré sa modernisation au prix d’un coûteux effort industriel et financier, supporté par les poumons économiques du nord (Turin et Milan). Les chiffres parlent en ce sens : en 1915, l’Armée italienne aligne 600 mitrailleuses périmées, 2 000 vieilles pièces d’artillerie légères et seulement 30 avions. En 1917, ce sont 7 000 pièces d’artillerie, 2 000 mortiers et 12 000 mitrailleuses (7 000 étant des FIAT Revelli de conception et de fabrication italienne ; les 5 000 autres des fournitures françaises et britanniques). Quant aux avions, leur nombre a été presque multiplié par 16, passant de 30 à 500 exemplaires, dont de très bons modèles mis au point par le célèbre ingénieur Caproni.

– En revanche, l’Artillerie manque de pièces lourdes (difficilement déployables en terrain montagneux, certes) et compte surtout sur des pièces de moyens calibre (des 75 mm M 1905 et 1912). L’apport en canons lourds s’effectue selon le bon vouloir des généraux britanniques et français, à l’issue de palabres durant les longues Conférences interalliées de Chantilly et de Compiègne. On peut noter que, toutefois, dans l’espoir d’épargner le sang des soldats britanniques et des Dominions, David Lloyd-George souhaite voir l’Armée italienne déboucher sur un succès décisif dans les Alpes. Ayant eu vent des succès partiels des 2e et 3e Armées italiennes lors de la Onzième Bataille de l’Isonzo, le Gallois souhaite expédier de l’Artillerie lourde en Italie, ce qui provoque une tempête chez les hauts-responsables militaires britanniques (Robertson et Haig), et insuffle aux Français (Pétain et Foch) une certaine mauvaise volonté*.

En dépit de son incompétence, Luigi Cadorna reste le tout puissant patron de la Reggia Escercita. En effet, il méprise les politiques, s’entend très mal avec les Gouvernements Salandra et Boselli et considère presque ses propres officiers pour de vulgaires valets. Les nominations de fidèles ou d’officiers dociles succèdent aux limogeages qui rythment la vie du Commando Supremo. Et Cadorna impose une véritable discipline de fer aux soldats italiens. Le code de justice militaire (datant de 1859) est l’un des plus durs d’Europe et l’Armée pratique la décimation***, lointain héritage de la République romaine ! La seule bonne initiative que prend  ce général plein de morgue, obsédé par l’offensive et qui joue les condotiere reste – peut-être – le soutien au Major Giuseppe Bassi à la création des Arditi. Formés en Reparti di Asalto de 400-500 hommes, les Arditi (« les Hardis ») sont des formations de choc, qui recrutent dans différentes unités d’infanterie (mais aussi d’autres armes) et qui sont spécialement formées à des raids brutaux dans le dispositif austro-hongrois. Héritiers des compagnies d’Esplorati (formations chargées des missions risquées d’ouvrir des passages dans les lignes ennemies), les Arditi arborent une tenue de combat plus adaptées et disposent d’un armement collectif composé de mitrailleuses (FIAT Revelli, Lewis Guns…) et de lance-flammes. De plus, les tactiques employées par des unités d’Infanterie bien entraînées et bien commandées (quand c’est le cas) ne sont pas foncièrement mauvaises, d’autant que l’environnement de combat est l’un des plus difficiles d’Europe. Pour s’emparer d’un mont ou d’une butte, les unités tactiques italiennes (Bataillons ou Compagnies) avancent en trois colonnes. La colonne centrale attaque de front tandis que celle de gauche attaque par le nord-ouest de l’éminence et celle de droite par le sud-est. Les Austro-Hongrois se concentrent sur une ou deux colonnes, permettant à la troisième de conquérir l’objectif et de neutraliser les positions de mitrailleuses. Mais cette tactique est coûteuse et ne réussit que si la défense autrichienne craque. En revanche, pour ce qui est de la conduite des opérations d’assaut, l’Armée italienne reste en retard par rapport à ses homologues française et britannique. Ainsi, Cadorna et ses officiers se contentent d’opérer un simple tir de barrage qui précède l’assaut d’infanterie, ce qui s’avère aussi inefficace que dépensier en sang. Aucune recherche n’est effectuée pour améliorer l’emploi de l’artillerie alors que le nombre de canons et d’obusiers est en faveur des Italiens.

– Mais la discipline de fer a une certaine raison d’être : en effet, l’Armée italienne qui n’a pas le prestige de l’Armée allemande incarne le manque d’unité et les fractures – sociales et économiques –  encore béantes du jeune pays, notamment entre le Nord et le Sud. En effet, si le corps des officiers, le Génie et l’Artillerie sont aux mains de la bourgeoisie et des classes moyennes instruites du nord (Piémont, Lombardie, Vénétie), la masse des combattants provient des régions centrales et méridionales, beaucoup plus rurales et pauvres (Toscane, Calabre, Basilicate, Campanie, Pouilles…). Bien moins instruits, plus attachés à leur Catholicisme campagnard (en décalage avec l’anticléricalisme des Libéraux et des Socialistes des villes industrielles) et bien moins pétris d’esprit patriotique (et parfois clairement austrophobe) des habitants des villes du Nord, les fantassins italiens n’ont pas de grande motivation à combattre contre des Autrichiens, des Hongrois et des Slaves envers lesquels ils n’ont aucun grief particulier. Et le mépris affiché par la Culture piémontaise pour le rustre et bigot Mezzogiorno, cela n’est pas pour arranger les choses. En revanche, habitués au milieu montagnard, les Alpini, formés en bataillons (Bataglioni, quelque peu à l’image des BCA français) se révèlent de bons soldats, même si les généraux italiens les sacrifient tout autant que les Bersaglieri (Tirailleurs) et autres unités d’infanterie. Et avec les pertes accumulées, les bureaux de réformes ont dû déclarer aptes 700 000 hommes, tandis que la taille minimale a été revue****. Mais comme le note bien l’historien Hubert Heyriès, ces éléments ne font pas du soldat italien un pleutre accompli pour autant. Et la Reggia Escercita n’a pas vu, jusqu’en octobre 1917, de grandes vagues de désertions, d’autant que la définition du déserteur en Italie est beaucoup plus dure qu’en France ou en Allemagne (manquer son train peut vous valoir l’accusation). 28 000 hommes ont déserté, certes, mais le compte est bien en-deçà de celui de l’Armée Russe (3). Et ce ne sont guère les quelques gains de terrain remportés sur l’Isonzo entre juin et septembre 1917 (Dixième et Onzième Batailles de l’Isonzo), entre l’Adriatique et les Alpes Carniques qui vont améliorer le moral des fantassins. En effet, ceux-ci ont sacrifié 182 000 des leurs (46 000 tués, 120 000 blessés et 16 000 prisonniers) durant la Onzième Bataille de l’Isonzo à l’issue de laquelle les Italiens ont néanmoins emporté quelques portions de territoire à l’est du fleuve.

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Luigi Cadorna

B – UNE ARMÉE AUSTRO-HONGROISE PROCHE DE LA RUPTURE

– Pour comprendre les impressionnants succès tactiques allemands du 24 octobre 1917, il faut remonter plusieurs mois et semaines en arrière et se pencher sur l’état de l’Armée austro-hongroise, symbole des derniers feux d’une dynastie moribonde.

– A l’été 1917, l’Armée italienne et l’Armée austro-hongroise sont presque à égalité, avec sur le front des Alpes, un certain avantage aux Italiens en termes de moyens. N’oublions pas que la Double Monarchie une situation économique particulièrement difficile et « danse sur le volcan » de la question des nationalités. Et puis, avec l’Offensive Broussilov de l’été 1916 qui a rayé 400 000 hommes des tableaux d’effectifs, l’Armée impériale s’en est trouvée d’autant plus affaiblie que le processus de vassalisation de Vienne à Berlin s’est accéléré, sans encore atteindre le point culminant de 1918 (1). Il n’empêche que l’état-major austro-hongrois que dirige Arz von Straussenburg n’a plus beaucoup d’alternatives au vu du déficit en hommes ; il faut quémander l’aide de Berlin, qui a déjà sauvé l’armée de François-Joseph de la catastrophe complète sur le Front Russe face à Broussilov, rappelons-le. Le 1er août 1917, alors que Cadorna prépare une nouvelle offensive, le général autrichien August von Crannon se rend au Grand Etat-major de Berlin pour signaler aux « frères siamois » (Hindenburg et Ludendorff) que l’aide allemande est requise.  Pire encore, la question des effectifs vient vite se mêler à celle des nationalités. En effet, ne pouvant compter sur les Tchèques, Slovaques, Polonais et Croates – de plus en plus turbulents – sur le Front russe (d’autant que les régiments slaves menacent d’être contaminés par l’esprit révolutionnaire), le jeune Empereur Charles et son état-major décident d’expédier les régiments slaves sur le Front des Alpes, dans l’espoir qu’ils s’y montrent au mieux, plus combattifs qu’en Russie. A l’inverse, les Autrichiens et les Hongrois sont maintenus face à l’Armée russe en pleine déliquescence, excepté la majeure partie des formations de Chasseurs Tyroliens (Tyrolischer-Jäger) bien plus utiles à flanc de montagne**

– Mais les Chasseurs Tyroliens ne peuvent pas tenir le front des Alpes à eux seuls. Pour preuve, les lourdes pertes enregistrées du 10 mai au 6 septembre 1917. Il faut donc revenir brièvement sur les Dixième et Onzième batailles de l’Isonzo (Soča en slovène). Dans sa volonté de percer le front des Alpes et pénétrer en territoire autrichien et de mettre la main sur Trieste, Luigi Cadorna lance deux offensives massives à l’est de l’Isonzo. La Dixième Bataille de l’Isonzo (10 mai – 8 juin) permet aux Italiens d’étendre leur ligne de front à l’est de Gorizia et de prendre la ville littorale de Duino. Les Italiens s’emparent une première fois du Monte Hermata, ce qui leur permettrait de prendre Trieste et d’avancer jusqu’à Ljubjana. Mais les Austro-Hongrois lancent une violente contre-attaque qui chasse les Italiens.

– Pour la Onzième offensive sur l’Isonzo (17 août – 6 septembre)
, Cardona met les moyens. En témoignent les effectifs mis en lice : 51 divisions des 2° et 3° Armati  (2nde et 3e Armées) regroupant 1,246 million de soldats, 3 747 canons de tous calibres de 1 882 mortiers. L’objectif des Italiens est de percer une ligne de 80 km entre le Monti Nero et Monfalcone pour saisir  les plateaux de Bainsizza et du Corso. Et cette fois, Cadorna a prévu d’attaquer entre le Monte Tolmino et l’Adriatique, sur des périmètres restreints en concentrant puissamment le feu de son artillerie. La Royal Navy apporte même le concours de ses canons, appuyant le flanc gauche de la 3° Armata d’Emanuel-Philibert Duc d’Aoste qui doit attaquer sur le Corso  En face, les Austro-Hongrois n’alignent que 500 000 hommes et 1 526 pièces d’artillerie, ce qui donne aux Italiens un net avantage.

– Le 18 août, l’artillerie italienne matraque durement les lignes autrichiennes, disloquant la défense ennemie et permettant aux fantassins de conquérir plusieurs kilomètres à l’est de Gorizia. Le XXIV° Corpo di Armata d’Enrico Caviglia franchit l’Isonzo, bousculant les Tchèques de la 60e Division et conquiert le Plateau de Bainsizza. Mais c’est le seul succès notable. Ailleurs, la résistance autrichienne est mordante et le Monte Santo, objectif clé de Cadorna, fait l’objet de violents combats statiques. Toutefois, le 19 août, les troupes de Caviglia ouvrent une brèche dans les lignes ennemies. Sauf que, le Général Luigi Capello, commandant de la 2° Armata ne l’exploite pas, estimant que les flancs autrichiens doivent être neutralisés. Cadorna est d’accord et l’initiative est perdue. Quant aux assauts de la 3° Armata du Duc d’Aoste contre le Corso, ils se révèlent infructueux sur les flancs et 6 000 prisonniers partent pour l’Autriche-Hongrie. En revanche, au centre du Corso, la défense ennemie a volé en éclats grâce au bombardement de l’artillerie bien concentré. Et la chance semblent leur sourire puisque le Général Svetozar Borojevic von Bojna (commandant de cette partie du front) concentre ses efforts contre Caviglia sur le Plateau de Bainsizza. Le Duc d’Aoste a juste lancer son centre pour emporter la percée… Sauf qu’il hésite, laissant le temps aux Autrichiens de se regrouper et combler les brèches. Quelques percées sont effectuées le 22 août mais ne sont pas exploitées. Pour l’historien militaire britannique John MacDonald, les généraux italiens ont perdu là, l’une des plus belles opportunités de la Guerre. La percée décisive n’a donc pas eu lieu mais l’alerte a été chaude à Vienne, d’autant que le bilan humain est dramatique : 230 000 et 240 000 hommes et 700 bouches à feu de perdus.

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Svetozar Borojevic von Bojna

3 – L’AIDE ALLEMANDE

– Par conséquent, Charles et Arz von Straussenburg n’ont nullement le choix, il leur faut demander le concours de Berlin pour éviter que le Front des Alpes ne craque au prochain coup de boutoir de Cadorna. Comme le montre bien Jean-Yves Le Naour, Erich Ludendorff – alors le véritable homme fort de l’Allemagne – décide effectivement d’aider l’Armée austro-hongroise contre les Italiens SANS ENVISAGER UNE VICTOIRE STRATEGIQUE SUR CE FRONT. Son but consiste bien plus à soulager l’armée des Habsbourg sur les Alpes plutôt que de sortir l’Italie du conflit (2). Mais Ludendorff souhaite quand même infliger un tel choc à Rome que le Gouvernement italien et son armée seront privés de la volonté de reprendre le combat rapidement. Pour le chef d’état-major adjoint du Kaiser, la décision stratégique se jouera à l’Ouest où il faudra contraindre les Britanniques et à se séparer des Français à l’issue d’une forte offensive. Mais à l’époque où il pense à cette offensive (qui surviendra en mars de l’année suivante), Ludendorff doit régler d’autres problèmes. Le premier est le front Franco-Belge ou l’Armée allemande dépense d’importantes forces pour tenir le front d’Ypres face aux offensives de Haig. Et c’est sans compter les coups de boutoirs limités initiés par Pétain à Verdun et dans l’Aisne qui contraignent Berlin à maintenir un corset de troupes suffisamment robustes à l’Ouest. L’autre problème est posé par la Russie des Soviets. L’Allemagne regarde certainement avec satisfaction l’agitation déclenchée par les Bolcheviks et attend, le fusil à portée de main, la suite des évènements. Le but de Berlin étant de contraindre Lénine et Trotski à sortir du conflit (ce à quoi les nouveaux chefs de la Russie sont pour l’heure amplement favorables), avec des avantages pour l’Allemagne, afin d’envoyer la soixantaine de divisions stationnés sur le front russe à l’Ouest.

– C’est donc dans la logique d’une coopération stratégique à buts relativement limités qu’Erich Ludendorff décide de former la nouvelle XIV. Armee qu’il place sous le commandement du General der Infanterie Otto von Below, un habitué des combats de manœuvre, puisqu’il a commandé la VIII. Armee contre les Russes dans la Bataille des Lacs Mazure, avant d’opérer contre les Serbes. En fait, la XIV. Armee est à composante mixte, puisqu’elle comprend 10 divisions Austro-Hongroises et 7 Divisions allemandes. Celles-ci devaient être au nombre de 8 mais la 195. ID a dû être envoyée d’urgence sur le Front d’Ypres début octobre. Installant son QG à Krainburg, Otto von Below commande ainsi aux unités suivantes : I. Korps autrichien (3., 22. et 55. ID autrichiennes ; Jäger-Division allemande), XV. Korps autrichien (1. et 5. ID), III. Königlich-Bayerisches-Korps de Hermann Freiherr von Stein (12. et 117. ID, Alpenkorps et 50. ID  autrichienne), LI. Korps d’Albert von Berrer (26. et 200. ID) et enfin des divisions de réserve toutes autrichiennes (4., 13., 33., 35.  et 94.). Comme le signale le Général Jean-Claude Laparra, pour Caporetto, les Allemands emploient des divisions formées pour combattre dans un cadre géographie déterminé. Ici, il s’agit du milieu montagnard. Du coup, la XIV. Armee aligne bien entendu le célèbre Alpenkorps () qui regroupe en fait les effectif d’une division mais également, des unités moins célèbres mais ayant la même vocation : 200. ID (Ernst von Below) et Jäger-Division (G. von Wodke). Les quatre autres divisions d’Infanterie allemandes – 5. ID (H.G. von Wedel), 12. ID (A. Lequis), 26. ID (Eb. von Hofacker) et 117. ID (P. Seydel) –  se trouvent alors dotées et entrainées pour le combats.

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Otto von Below

[Suite]
* Lloyd-George souhaitait envoyer 100 canons et obusiers lourds en Italie. Or, Haig avance qu’il a besoin de ses batteries pour l’Offensive de Passchendaele et Pétain ne veut pas voir partir ses tubes de l’autre côté des Alpes, alors qu’il estime que l’Armée française ne peut se passer de ses pièces lourdes, autant pour ses offensives limitées que pour la défense. Enfin, Sir William Robertson (chef d’état-major britannique) va jusqu’à comparer la décision du Premier Ministre à de « l’amateurisme stratégique » (N. Lloyd).
** Leur connaissance des vallées et montagnes frontalières (notamment ceux venus de l’actuel Haut-Adige – Süd-Tirol italien), tout comme leur endurance et leur habitude de vivre dans un tel environnement sont, naturellement, très prisées. On note néanmoins que plusieurs unités de Tyroliens ont été également déployées en Bucovine, en Roumanie et dans les Balkans.
*** Pratique de punition collective dans les Légions qui consistait à exécuté un soldat sur dix (deci) désigné au hasard.
**** Elle passe de 1,54 m à 1,50 m


(1) LE NAOUR J-Y. : « 1918. L’étrange victoire », Perrin
(2) LE NAOUR J-Y. : « 1917. La paix impossible », Perrin
(3) HEYRIES H. : « Les soldats italiens, coupables désignés de la défaite de Caporetto », in « Guerres & Histoires », N°36, Mondadori, Avril 2017

 

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