Campagne de Mésopotamie : la capitulation de Kut el-Amara

2 – L’ÉCHEC DU TIGRIS CORPS (janvier-avril 1916)

– Le 3 janvier 1916, Fenton Aylmer prévoit de faire remonter le Tigre vers Kut el-Amara depuis Ali Gharbi, à trois brigades commandées par Charles Younghusband, cette force prenant le nom de « Tigris Corps ». Le 6 janvier, elle compte la 6th Indian Cavalry Brigade (R.C. Stephen), la 35th Brigade (Gerald Rice) et la 28th Brigade (George Kemball). Younghusband peut aussi compter sur une artillerie répartie en 4 batteries de campagne (Royal Field Artillery) et 2,5 batteries d’artillerie lourde (Royal General Artillery).
Les trois birgades du Tigris Corps devront ensuite être rejointes par les éléments de tête de la 7th (Meerut) Division, soit les 19th (Dehra Dun) et 21st (Bareilly) Brigades, ainsi que la 9th (Sirhind) Brigade ponctionnée à la 3rd (Lahore) Division. Mais pressé autant par Townshend que par Nixon, Aylmer reçoit  l’ordre d’accélérer le mouvement et de rassembler ses troupes dans une nette précipitation. Aylmer réussit tout de même à regrouper environ 9 900 fantassins, 1 340 cavaliers et 42 pièces de campagne hippomobiles.
Précisons qu’à Londres, l’expédition de Townshend commence à préoccuper sérieusement. Il faut dire qu’au même moment Britanniques, Français et ANZAC opèrent le rembarquement de Gallipoli après l’échec du débarquement engagé par Churchill. A Chantilly, Horatio Kitchener fait savoir aux Français que son Gouvernement privilégie la marche sur Bagdad plutôt que l’expédition de Salonique.

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La précipitation imposée par Nixon fait qu’aucune reconnaissance préalable du dispositif turc n’a été effectuée, engendrant une impréparation notable de l’opération de dégagement de Kut. En outre, l’état-major d’Aymler manque de cartes du secteurs détaillées de manière adéquates.
Mais à Kut, Colmar von der Goltz a encore étoffé son dispositif. Ainsi, le XVIIIe Corps de Kazime Pacha (45e et 51e Divisions) bloque les troupes de Townshend dans Kut. Au sud de la place tenue par Townshend, le XIIIe Corps de Khalil Pacha (35e et 52e Division) interdit l’accès de Kut par les rives du Tigre. Les premières positions turques sont installées à Cheikh Sa’ad, jusqu’à 60 km en aval de la place assiégée.

– A l’aube du 7 janvier
  sur ordre d’Aymler, Younghusband met en branle ses forces en deux axes de part et d’autres du Tigre. Il commande lui-même à la colonne de gauche, soit les 19th, 21st et 35th Brigades, pendant que sur la droite, Kemball fait avancer sa 28th Brigade avec le renfort des 62nd et 92nd Bns. Punjabis Regiment (de la 19th Brigade). Mais la suite de l’avance tourne à l’avantage des Turcs. Ainsi, en milieu de matinée alors qu’un épais brouillard (comme il en survient à cette saison) recouvre les berges du Tigre, la colonne de Younghusband fait une pause au bout de deux heures de marche. Mais alors que les soldats britanniques et indiens préparent leur cuisine, les Turcs du XIIIe Corps lancent un violent assaut. Résultat, la colonne d’Younghusband est forcée de se retirer à découvert sous les tirs de fusils et de mitrailleuses.
Sur la rive droite, Kemball réussit à approcher ses forces des positions turques de Cheikh Sa’ad – qu’il est parvenu à mieux localiser que son collègue – mais il doit attendre qu’Youngusband attaque pour s’élancer à son tour. A 14h30, il reçoit néanmoins l’ordre d’attaquer. Au prix de furieux combats, la 28th Brigade réussit à s’emparer de plusieurs positions turques. Le 92nd Bn. Punjabis parvient à percer, immédiatement suivi par le 1st Bn. Leicestershire  et le 51st Bn. Sikhs. Après un violent combat les Turcs se retirent de Cheikh Sa’ad pour se replier à environ 16 km plus au nord-ouest sur la Wadi et le défilé de Hanna. Mais le succès de Kemball est sans lendemain car Younghusband n’a pas progressé et le combat du 7 janvier a coûté en tout aux Indo-Britanniques plus de 4 200 hommes perdus (dont 133 officiers), dont 1 962 tués. Selon les chiffres avancés à l’époque – mais difficilement vérifiables –, les Turcs auraient perdu un nombre de soldats sensiblement équivalent. Mais plus grave pour les Britanniques, un bon nombre de blessés ne pourra pas être pris rapidement en charge, car les Field Ambulances ont dû rester plus loin en arrière. Cependant, l’avance britannique vers Kut el-Amara est sérieusement compromise car le dispositif turc n’a pas été entamé et ce, pour de lourdes pertes.

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Lt.Gen. Fenton Aylmer

– Nixon ne désarme pas et expédie bientôt des renforts à Aymler, dont les forces atteignent vite plus de 19 000 hommes, afin de forcer définitivement le barrage et secourir Townshend. Mais en face, Colmar von der Goltz fait de même au profit du XIIIe Corps. Bientôt, 20 000 Turcs se dressent entre le « Tigris Corps » et Kut el-Amara.
Le 13 janvier, Aymler relance son attaque en deux colonnes. Mais il perd un temps précieux à remodeler son plan offensif. Ainsi, il prévoit que Kemball attaque frontalement sur la rive droite, pendant qu’Younghusband entamera un mouvement tournant par la gauche. Aylmer assigne à Kemball de forcer le cours de la Wadi (mot désignant une petite rivière dans une vallée) qui forme tout de même un obstacle naturel sur le chemin des Britanniques.

– Le 13 janvier, George Kemball lance une attaque frontale qui est vivement repoussée par le XIIIe Corps ottoman. Sur la rive gauche, les unités de Younghusband se perdent en raison du manque de cartes précises. Les Turcs profitent de la coordination hasardeuse des forces britanniques pour lancer de violentes contre-attaques. Enfin de journée, Aylmer tente une attaque de flanc contre le défilé de Hanna mais celui-ci est tout au solidement tenu. Colmar von der Goltz et Khalil Pacha ont pris  soin d’installer des nids de mitrailleuses inexpugnables qui trouent les rangs des brigades d’Younghusband.  Résultat, 2 700 Britanniques et Indiens sont encore perdus pour la seule journée. Aylmer n’a d’autre choix que de se retirer sur Ali Gharbi. Là encore, l’évacuation des blessés se révèle catastrophique par endroits. L’échec britannique permet encore aux Ottomans de se renforcer. Fin janvier, entre 20 000 et 30 000 soldats de la Porte se concentrent autour de Kut afin d’achever leur proie.
Dans la place de Kut, les défenseurs Indiens et Britanniques peuvent entendre les bruits de combats au loin. Leur enfer va en s’accentuant, dû aux privations, au froid de la nuit et à la chaleur du jour, ainsi qu’aux conditions de vie lamentables.
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– L’échec britannique permet encore aux Ottomans de se renforcer. Fin janvier, entre 20 000 et 30 000 soldats de la Porte se concentrent autour de Kut, avec 80 pièces d’artillerie, afin d’achever leur proie. Les 52e, 38e et une partie de la 35e tiennent la rive gauche du Tigre et ligne de Hanna, tandis que l’autre partie de la 35e et la 2nde Division tiennent la rive droite du Tigre. Conscient que ses adversaires vont tenter une nouvelle expédition d’évacuation, il maintient 2 000 hommes autour de Kut pour surveiller les hommes de Townshend mal nourris et malades et place le gros de ses forces vers le sud. Il fortifie principalement trois points de progression sur lesquels les Britanniques sont susceptibles de concentrer leurs efforts : Hanna et le Sanniyat (rive gauche) et Dujaila (rive droite).
Cependant, la VIe Armée commence à voir ses lignes de ravitaillement s’étirer , d’autant que le manque criant d’infrastructures industrielles dans l’Empire oblige les Turcs à économiser leurs moyens matériels.

– Cet échec du Tigris Corps fait une première victime au sein du commandement de la Mesopotamian Force. Sir John Nixon est ainsi remplacé par Sir Percy Lake, jusqu’alors Chef d’Etat-major de l’Armée des Indes. Mais les ordres de Londres et New Dehli restent les mêmes : secourir Townshend. Déjà, fin février 1916 la 13th (Western) Division de Frederick Maude – qui a participé à la dernière phase de Gallipoli – arrive d’Egypte pour venir s’ajouter aux Tigris Corps. D’autre part, la 3rd (Lahore) Division de Henry D’Urban Keary est arrivée sur place avec tous ses effectifs disponibles. Malheureusement, le Tigris Corps a sérieusement été entamé durant la mi-janvier et n’a pu recouvrer l’ensemble de ses forces. Plusieurs de ses Battalions sont en-dessous de leurs effectifs théoriques. Pire encore, l’entente entre Percy Lake et Aylmer est mauvaise. Après l’échec de Hanna, le premier n’affiche aucune confiance dans les capacités du second à diriger l’opération de sauvetage. Pour le coup, Lake remplace le chef d’état-major du Tigris Corps par l’un de ses seconds, le Major.General George Gorringe. Cette mauvaise entente est d’autant palpable que les généraux britanniques affichent leurs désaccord quant au déroulé de l’opération. Ainsi, Lake prévoit d’engager trois colonnes vers Kut, deux commandées par Kemball et la troisième par D’Urban Keary. Mais Aylmer estime que le choix d’Younghusband, qu’il juge plus énergique, est davantage justifié.

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Sir Percy Lake

Le 8 mars, avant la levée du jour, la 36th Indian Brigade (G. Christian), élément avancé de la Colonne A (Kemball), avance sur la redoute de Dujalia. Son 26th Bn. Punjabis profite de l’effet de surprise et s’empare des premières positions turques en faisant fuir leurs occupants. Mais au lieu d’exploiter son avantage, Kemball ordonne aux Penjabis de se replier et d’attendre le gros de la Colonne A. Le britannique gaspille trois heures à attendre avant de relancer son attaque. Sauf que l’effet de surprise ne joue plus. Informé de l’arrivée contre les abords de Dujaila, von der Goltz transfère les 8 000 hommes de la 52e Division sur la rive gauche. Pendant ce temps, les autres régiments turcs creusent en hâte des tranchées pour recevoir les Britanniques. Or, ceux-ci sont encore à préparer leur assaut. Ainsi, D’Urban Kearny, Aylmer et Gorringe ordonnent à la 37th Indian Brigade (J. Fowler) de rester en arrière et d’attendre les ordres d’attaque. Celle-ci devait initialement avoir lieu à 07h15. Or, à 07h00, l’artillerie britannique entre enfin en action.
Durant l’ensemble de la journée, les Indo-Britanniques lancent attaque sur attaque, pour voir à chaque fois leurs rangs troués par les fusils, mitrailleuses et canons turcs. Néanmoins, 2 Battalions de la 8th (Jullundur) Brigade (Philip Carnegy) – le 59th Bn. Scinde (Frontier Force) et 1st Bn. Manchester – réussissent à capturer de lignes de défense de Dujaila au prix de 1 174 tués et blessés (soit plus d’un tiers de la brigade). Mais aucune force de réserve n’est disponible pour exploiter la percée. Et pour cause, en une journée de combat 4 000 Indiens et Britanniques ont encore été perdus, dont un commandant de brigade (Fowler, blessé). Et pour ne pas arranger les choses, les Monts Zagros connaissent leur fonte des neiges, ce qui provoque le gonflement des affluents du Tigre qui déborde à son tour, rendant impossible tout ravitaillement du Tigris Corps par voie fluviale. Et ce débordement transforme évidemment les rives du Tigre en bourbier, rendant impossible la progression des forces d’Aylmer. Le phénomène procure un nouveau répit aux Turcs et ne fait qu’amplifier le calvaire des restes de la Force D dans Kut.

– Sir Percy Lake relance un effort en avril, après la fin de la fonte des neiges des Monts Zagros. Cette fois-ci, 30 000 sont engagés dans l’ultime espoir de dégager Kut el-Amara. Les forces réussissent à gagner du terrain face à des Turcs particulièrement mordants, galvanisés et énergiquement dirigés par von der Goltz. Le 5 avril, le Tigris Corps s’empare – aux prix de pertes sanglantes – de la localité de Fallahiyeh. Le 17 avril, Beit Asia tombe. Les défenseurs de Kut, squelettiques, malades et pour beaucoup incapables de combattre (certains ne peuvent même pas porter leur fusil), peuvent entendre le bruit des combats. Mais Aylmer doit encore percer à Sannaiyat. Or, les Turcs résistent avec tant d’acharnement, causant de lourdes pertes à leurs adversaires (1 200 hommes pour la seule journée du 22 avril) qu’Aylmer et Gorringe doivent renoncer. Von der Goltz n’a pu voir les fruits de sa victoire défensive, puisqu’il a succombé à la typhoïde le 19 avril.
Nixon a néanmoins ordonné de tenter de ravitailler Kut el-Amara par les airs. La tâche est dévolue au No. 30 Squadron of Royal Flying Corps (Captain Henry Petre), formé de pilotes volontaires recrutés dans l’India Army, en Austalie et en Nouvelle-Zélande. Mais l’opération est là encore hâtivement montée et mal coordonnée. Courageusement, les pilotes du Commonwealth larguent les vivres, les médicaments et les munitions que leurs appareils – légers – peuvent transporter au-dessus de Kut el-Amara. Mais la quasi-totalité des colis tombe dans le Tigre et dans les tranchées ennemies.

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3 – « LA PLUS ABJECTE REDDITION DE L’HISTOIRE MILITAIRE BRITANNIQUE »
(James Morris)

– Le 29 avril 1916, la Grande-Bretagne connaît l’une de ses plus grandes humiliations de la Première Guerre mondiale. Charles Townshend choisit de se rendre à Khalil Pacha, successeur de Colmar von des Goltz au commandement de la VIe Armée. Londres a bien tenté une dernière fois de sauver les survivants de la Force D en demandant la coopération… des Russes. En effet, après négociations de toute urgence entre officiers russes et britanniques stationnés en Perses, une force appréciable de 20 000 Cosaques commandée par Nikolaï Baratov franchit les Monts Zagros le 26 avril, au nez et à la barbe des Ottomans et entame une marche sur Bagdad en ne rencontrant pas de grosse résistance devant elle. Mais il est trop tard, puisque quatre jours après, Baratov apprend la reddition de Townshend et rebrousse chemin. On peut – sans doute – penser que si Nixon et l’état-major britannique avaient sollicité Baratov plus tôt, l’issue du siège de Kut el-Amara aurait pu être différente.

– Sur place, le spectacle qui s’offre aux vainqueurs turc est particulièrement terrifiant. Près de 13 000 soldats et sous-officiers Indiens et Britanniques malades et cadavériques (voir photo du haut) se rendent par colonnes entières. Seuls les officiers – dont Townshend et son état-major – sont mieux nourris. Khalil Pacha octroie à Townshend et à ses soldats le privilège d’être emmenés en captivité en navire si le carburant est fourni par les bases de ravitaillement britanniques. Mais les officiers de Sa Majesté refusent. Si Townshend terminera la guerre dans l’Île de Heybeladia en Mer de Marmara dans un certain confort, 70% de ses soldats britanniques et 50% d’Indiens mourront de maladie et d’inanition dans les camps de prisonniers turcs. De nombreux blessés mourront sur place, faute d’être transportés vers le nord par bateau, alors que les transports fluviaux manquent.

– Londres fait néanmoins une dernière tentative pour sauver les survivants de la Force D.  Une équipe d’officiers de l’Intelligence Service menée par Aubrey Herbert propose à Khalil Pacha de libérer les Anglais contre la somme de 2 millions de Livres Sterling (de l’époque) et l’assurance que les Britanniques ne porteront plus la guerre contre l’Empire Ottoman. Transmise à Istanbul, cette demande est directement rejetée. Cette décision, liée à la naïveté britannique, ne fait que prolonger le calvaire des survivants de la Force D.

– En tout et pour tout, on estime que 43 000 soldats Indiens et Britanniques ont été perdus dans cette première partie de la Campagne de Mésopotamie, dont 13 000 capturés. De leur côté, les Ottomans accusent la perte de 10 000 hommes, ce qui est certes moins lourds en termes de quantité. Mais proportionnellement aux effectifs totaux de l’Armée Ottomane (2.8 millions d’hommes), les pertes de la Sublime Porte ne sont pas négligeables, affaiblissant davantage un appareil militaire déjà sévèrement entamé par les combats de Gallipoli et du Caucase. Mais les Turcs peuvent s’enorgueillir d’une seconde victoire sur les Britanniques.

– L’historien britannique James Morris qualifie la défaite de Kut el-Amara comme l’une des plus humiliantes de l’Histoire militaire britannique. En premier lieu, c’est la naïveté, l’incompétence et la course au prestige des chefs britanniques qui a causé la perte de 13 000 soldats anglo-indiens. Outre Townshend qui souhaitait gagner une reconnaissance convoitée, les responsables sont également Beauchamp Duff et l’État-major de New Dehli pour la désinvolture et l’amateurisme avec lesquels ils ont géré la campagne de Mésopotamie, pour se référer à ce qu’écrit l’Historien Kristian Coates Ulrichsen (1). D’ailleurs, après son passage à Kut pour négocier auprès de Khalil Pacha, Aubrey Herbert rédige un rapport au vitriol – soutenu en cela par Sir John Nixon ; attitude non sans arrières pensées – dans lequel il accable Beauchamp Duff et ses officiers pour l’incompétence notoire dont ils ont fait preuve dans la Campagne de Mésopotamie. Ajoutons également à tout cela la condescendance envers l’Armée turque dont ont fait preuve les Britanniques, sous-estimant notablement la capacité de résistance ottomane. Attitude comparable à celle démontrée pour Gallipoli. Et quand Londres prend la mesure de la catastrophe, le Secretary of State for India et l’État-major impérial parent au plus pressé, ce qui les conduit à expédier d’urgence des unités fatiguées depuis la France et à rameuter d’urgence depuis l’Inde.
Sur le théâtre d’opération, la responsabilité est imputable à Nixon, Lake, Gorringe et Aylmer. Ces quatre généraux – qui ont dû aussi parer au plus pressé pour répondre aux pressions de Londres – ont mené une série d’opération mal montées et mal coordonnées qui ont abouti à la perte de plus de 9 000 soldats.

– Passé le choc, Londres remanie complètement le commandement en Mésopotamie. Après avoir remplacé Lake à la tête de la Mesopotamian Force, Gorringe saute à son tour pour être remplacé par Frederick Maude. Celui-ci va préparer la revanche sur les Turcs, en dépit de la nette opposition de Sir William Robertson à la conquête de Bagdad.

[FIN]

 

(1) ULRICHSEN Kristian Coates : Op.Cit.

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