Inventions et innovations de combats – Les gaz

Incontestablement, les gaz toxiques forment presque un « mythe » de la Grande Guerre. N-a-t-on jamais lu ou relu dans nos manuels scolaires que l’emploi des gaz était l’un des aspects représentatifs de la guerre totale. L’article suivant vous propose un point sur cette innovation chimique qui aura autant marqué les esprits que des milliers de soldats dans leur corps.

John Singer Sargent ; « Gassed » Source : http://huntingtonblogs.org
John Singer Sargent ;
« Gassed »
Source : http://huntingtonblogs.org

1 – L’innovation vient d’abord de la France

– Ce que l’on sait moins c’est que l’emploi des gaz toxiques en temps de guerre a été prohibé avant la Grande Guerre (Conférences de La Haye et de Genève). Or, lorsque le front ouest se fige à la fin de l’année 1914, l’Oberste-Heeres-Leitung (OHL) envisage d’employer les gaz toxiques afin de briser la résistance française et britannique sur plusieurs points du front. Mais comme le signale A. Thers, on a aussi pensé que la décision allemande est une réponse aux recherches qui auraient été pratiquées en France à la même période. On ne dispose pas d’une foule de sources sur ce sujet mais un rapport d’avant-guerre rédigé par le Capitaine Nicolardot de l’IEEC (Inspection des Études et Expériences Chimiques) permet de l’affirmer. On sait aussi que l’Armée avait formé une Commission d’Etudes du Génie sur les produits suffocants. Celle-ci observait de près les recherches sur des grenades aux « vertus » suffocantes contenant du chlorure de benzyle, de l’essence moutarde ou les deux à la fois.
Au début de la Guerre, les unités françaises du Génie étaient équipées de 30 000 projectiles contenant de l’éther bromacétique (bromacétate d’éthyle). Lancées à l’air libre, ses grenades étaient inefficaces mais dans un environnement clos, elles pouvaient causer d’assez graves effets. Ironiquement, en 1915, l’Allemagne accusera la France d’avoir enfreint les règles sur l’emploi de produits chimiques… Ceci dit, si la recherche française a pu être en pointe avant-guerre, l’industrie chimique n’a pas suivi, contrairement à l’Allemagne (1).

Major Max Bauer
Major Max Bauer

2 – L’Allemagne cherche une solution à l’enlisement

– Ainsi, de l’autre côté du Rhin l’industrie chimique forme un important lobby qui s’emploie à prouver à l’OHL la pertinence de l’emploi de substances chimiques sur le front. L’argument est d’autant plus tentant, qu’à la fin 1914 l’artillerie allemande commence à manquer d’obus. De son côté, Erich von Falkenhayn, nouveau chef de l’OHL, charge le Major Max Bauer alors responsable de l’artillerie lourde et des places fortes de concevoir une nouvelle arme capable de déloger l’adversaire de retranchements étroits inaccessibles aux obus.
A l’automne de la première année de guerre, Bauer forme une Commission dirigée par Walther Nernst et composée de consultants scientifiques du Kriegs-Ministerium (Ministère de la Guerre), ainsi que d’éminents scientifiques comme Richard Willstäter, Emil Fischer et Fritz Haber. Les scientifiques proposent alors de produire des gaz toxiques à partir des colorants. Cette démarche avait l’avantage d’être économique car elle ne nécessitait pas d’importants efforts de production. De son côté, Max Bauer s’emploie à obtenir le soutien de l’industrie chimique afin de créer les conditions optimales pour une production massive de gaz. C’est chose faite avec les premiers essais de la firme Auergesellschaft et la proposition du très patriote dirigeant de Bayer, Carl Duisberg, de placer le Cartel des colorants (recherche et production) au service de la production de gaz. Son usine de Leverkusen est donc entièrement reconvertie dans la production de produits chimiques (2).

Outre Bayer, les principales firmes chargées de la production de gaz toxiques sont donc Farbenfabrik L. Meister und Bruning (Höst-am-Main) et Kahlbaum (Berlin et Adlershof).
Enfin, Erich Falkenhayn lui-même donne son impulsion à la recherche. Celle-ci démarre au sein de l’Office des matières premières stratégiques (regroupant nombre de scientifiques de renom), ainsi qu’au sein de firmes et laboratoires privés.

– Dès l’automne 1914, l’usine de Leverkusen met au point le « Niesgeschloss », soit le chlorydrate de dianisidine. « Nies » signifiant « éternuement », la nouvelle substance est faite pour irriter les yeux et la bouche. De façon précipitée, la Kaisersheer l’emploie dans une attaque à Neuve-Capelle dans les Flandres fin octobre 1914 en envoyant 3 000 obus répandant de la poussière fine. Mais les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous (3).
Qu’importe, la Commission dirigée par Nernst fait accélérer les recherches en incluant une nouvelle équipe de huit chimistes, dont futur trois Prix Nobel (Hahn, Franck et Hertz). A cette équipe s’ajoute Hans Tappen, scientifique à Spandau qui avait travaillé sur le bromure de xylyle. Grâce aux travaux de Tappen, les Allemands mettent au point un nouveau gaz de synthèse – le « T Stoff » – obtenu par une synthèse de goudrons distillés, de bromures de xylyle, d’huiles légères et benzyliques. Le nouveau produit se révèle alors puissamment lacrymogène, avec une évaporation lente et des vapeurs épaisses. Il n’en faut pas davantage à l’OHL pour décider de remplir des obus d’artillerie de 150 mm. Mais problème, la mélange est hautement corrosif et se décompose au contact du fer. Du coup, on décide de l’héberger dans un cylindre en plomb placé à l’intérieur de l’obus. Les premiers essais ont lieu à Wahn près de Cologne le 9 janvier 1915 en présence de Falkenhayn et donnent pleine satisfaction.
18 000 obus « T Stoff » sont employés pour la première fois au front contre les troupes du Tsar à Bolinov. Mais c’est la déception car la vaporisation du produit se révèle défaillante à cause du froid. Cependant, l’OHL décide de déployer des milliers d’obus de ce type sur le front des Flandres (3).

Carl Duisberg Source : http://www.cdf-niedersachsen.de
Carl Duisberg
Source : http://www.cdf-niedersachsen.de

– Dès l’automne 1914, l’usine de Leverkusen met au point le « Niesgeschloss », soit le chlorydrate de dianisidine. « Nies » signifiant « éternuement », la nouvelle substance est faite pour irriter les yeux et la bouche. De façon précipitée, la Kaisersheer l’emploie dans une attaque à Neuve-Capelle dans les Flandres fin octobre 1914 en envoyant 3 000 obus répandant de la poussière fine. Mais les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous.
Qu’importe, la Commission dirigée par Nernst fait accélérer les recherches en incluant une nouvelle équipe de huit chimistes, dont futur trois Prix Nobel (Hahn, Franck et Hertz). A cette équipe s’ajoute Hans Tappen, scientifique à Spandau qui avait travaillé sur le bromure de xylyle. Grâce aux travaux de Tappen, les Allemands mettent au point un nouveau gaz de synthèse – le « T Stoff » – obtenu par une synthèse de goudrons distillés, de bromures de xylyle, d’huiles légères et benzyliques. Le nouveau produit se révèle alors puissamment lacrymogène, avec une évaporation lente et des vapeurs épaisses. Il n’en faut pas davantage à l’OHL pour décider de remplir des obus d’artillerie de 150 mm. Mais problème, la mélange est hautement corrosif et se décompose au contact du fer. Du coup, on décide de l’héberger dans un cylindre en plomb placé à l’intérieur de l’obus. Les premiers essais ont lieu à Wahn près de Cologne le 9 janvier 1915 en présence de Falkenhayn et donnent pleine satisfaction (3).
18 000 obus « T Stoff » sont employés pour la première fois au front contre les troupes du Tsar à Bolinov. Mais c’est la déception car la vaporisation du produit se révèle défaillante à cause du froid. Cependant, l’OHL décide de déployer des milliers d’obus de ce type sur le front des Flandres. Ce sont les Français qui connaissent les premiers méfaits du T-Stoff à Nieuport.

– Toujours au début de l’année 1915, les firmes allemands testent de nouvelles substances comme la bromacétone (B-Stoff), le méthyle chloré (K-Stoff) et le bromométhyléthyl produit par l’usine de Höchst. De son côté, le Kaiser Wilhelm Institut travaille sur le chargement d’obus en phosgène et en oxyde d’arsenic. Entre février et mars 1915, on privilégie les essais au phosgène vaporisé et au chlore. Seulement, les Allemands sont contraints d’abandonner l’idée des obus chargés en gaz après l’explosion d’un laboratoire, tuant et blessant deux scientifiques. On privilégie alors de répandre le gaz directement vers les lignes franco-britanniques en misant sur des vents favorables. C’était aussi jouer sur l’économie d’obus mais il faut miser sur la faveur du vent. S’il était trop faible, les gaz risquaient de revenir vers les lignes allemandes. S’il était trop fort, il se dispersait trop rapidement. En outre, il fallait aussi privilégier un climat tempéré sans pluie. Mais après de nouveaux essais à Wahn, il s’avère que lancé dans des conditions idéales, le nuage jaune-verdâtre peut parcourir jusqu’à 30 km sur un rayon de 15 (4).

– Le 22 avril 1915, les unités de la IV. Armee d’Albrecht von Wurtemberg lâchent 168 tonnes de gaz chlorique sur les lignes de la 1st Canadian Infanry Division et sur celles de la 45e Division d’Infanterie française. Ce sont les régiments de Zouaves et de Tirailleurs de la 45e DI qui sont les plus durement touchés. Les hommes subissent des brûlures de la gorge et leurs broches sont obstruées par de la mousse et du mucus. Cela a pour effet de forcer les fantassins français et nord-africains à quitter leur position, causant une brèche de 6 km sur la gauche des Canadiens qui vont tout de même bien mieux résister que prévu. Le phosgène sera responsable de 85 % des tués.
Les Allemands relancent une attaque au gaz le 25 avril directement contre les Canadiens. Ceux-ci n’ont pas de masques à gaz et beaucoup de leurs soldats sont sujets à des douleurs et brûlures pulmonaires. Certains survivent en suivant la recommandation de médecins militaires prescrivant de respirer un mouchoir imbibé d’urine. Néanmoins, aussi anecdotique soit-elle dans l’Histoire militaire de la Grande Guerre, l’attaque aux gaz d’Ypres a causé la mort de 5 000 soldats français et Canadiens. Ceci-dit, les Allemands utiliseront assez peu les gaz durant le reste de la Grande Guerre. On peut souligner le combat de Wieltje le 19 décembre 1915 et Riga en 1917 contre les Russes.

Source : http://www.huffingtonpost.com
Source :
http://www.huffingtonpost.com

3 – Les ripostes alliées
1 – Les Anglais

– Échaudés par l’attaque d’Ypres, les Britanniques entendent rendre la politesse aux Allemands, en reprenant le procédé presqu’en intégralité. Pour l’offensive de Loos-Hulluch (25 septembre 1915), Douglas Haig alors commandant de la Ist Army, envisage également de répandre 140 tonnes de gaz chlorique à l’aide de 5 000 cylindres placés en avant des lignes britanniques. Sauf que le vent contraire rejette une partie du gaz dans les tranchées anglaises, causant 2 600 victimes. Chez les Allemands, seulement 600 soldats gazés sont à déplorer. Cependant, les Britanniques vont utiliser les gaz à plus grande échelle que leurs adversaires durant la durée du conflit, notamment sur le Front des Flandres.
2 – La France

– Côté français, en dépit des efforts interministériels, la production en gaz n’atteindra jamais le niveau allemand. Il faut dire qu’avant-guerre, la production industrielle chimique française reste en-dessous de son adversaire outre-Rhin. En contrairement à l’Allemagne, en France, tout passe par le Gouvernement et le Parlement.
Ceci dit, fin 1914, le Gouvernement Viviani crée l’Office des Produits Chimiques et Pharmaceutiques (OPCP), émanation du Ministère du Commerce placée sous la direction de M. Béhal et chargée de la recherche sur les produits chimiques destinés à être utilisé au front. On y compte d’éminents scientifiques tels les Professeurs Haller et Guignard, ainsi que des personnalités de l’administration comme Roux et Weiss. L’objectif de ce nouvel organisme est de rationaliser et organiser l’industrie chimique et organique pour la rendre puissante. En 1916, sous l’impulsion de M. Blazeix (Ministère du Commerce), est créée la Commission des Matières Colorantes (CMC) qui a pour but de créer une puissante industrie chimique pouvant qui pourrait durer après-guerre. En novembre 1916, c’est au Syndicat National des matières colorantes (SNMC) de voir le jour afin d’éviter de voir émerger une concurrence dans l’industrie chimique au-dehors de celle soutenue par l’État (5).
Seulement, s’il soutient la CMC, le Gouvernement français lui impose plusieurs conditions qui retardent la recherche et la production : livraison des substances à prix raisonnables, fabrication de sous-produits explosifs, ou encore la désignation par l’Etat de chimistes recrutés par voie de concours.

– Après recherches, l’OPCP et la CMC décident de privilégier la fabrication de produits chlorique. Seul hic, en 1915, la France ne produit pas de chlore. Il faut donc convertir plusieurs usines (l’Estaque de Marseille, la Motte-Breuil dans l’Oise et Volta à Moutier). A noter qu’avant-guerre, l’usine de la Motte-Breuil était une propriété de la firme allemande Höchst (qui fabriquait elle aussi des gaz), mise sous séquestre au début de la Guerre (6).
Le Service des Poudres passe alors un contrat avec le trust américain Dupont de Nemours mais en juillet 1915, seulement 25 tonnes avaient été livrés. Du coup, la seule Section Technique du Génie dut se contenter d’une production limitée. Il faut attendre la création de la Direction du Matériel Chimique de Guerre (DMCG) pour voir la production s’accroître dès septembre 1915 (23 900 tonnes pour tout le conflit). De nouvelles usines sont alors édifiées dans le sud-est de la France sous la direction d’Alexandre Giros et Louis Loucheur : Société le Chlore Liquide (Pont-de-Claix, Isère), Société d’électro-chimie (Plombières-Saint-Marcel, Savoie), Compagnie des produits chimiques d’Alais et de la Camargue (Saint-Auban, Basses-Alpes), Établissements Chiris et Jeancar (Baux-Roux, Alpes-Maritimes), Société des Produits Chimiques et Colorants français (Jarrie-Vizille, Isère) et Société des Forces Motrices de la Garonne (Moncioux, Haute-Garonne).
A côté du gaz chlorique, la France privilégie la production de brome, comme d’autres agressifs de combat que sont le phosgène, la vincennite, l’acroléine, la chloropicrine et la bromacétone
3 – L’Ypérite

– Mais la production la plus importante de substance agressive reste celle du sulfure d’éthyle dichloré ou Ypérite, surnom donné en référence à la bataille d’Ypres. Dirigée par les Professeurs Job, Moureu et Bertrand dans les laboratoires de l’IEEC et de la Société Chimique des Usines du Rhône, la conception de l’Ypérite prend deux ans et n’est pas sans causer d’accidents. Mais en 1917, la SCUR parvient à équilibrer le produit toxique et à mettre au point une méthode de synthèse qui permet de le fabriquer beaucoup plus vite que les produits allemands. Impulsé par Louis Loucheur (alors nommé Ministre de l’Armement et des Fabrications de Guerre), son développement est alors confié aux Lieutenants Frossard (Cabinet du Ministre de l’Armement) et Kap-Herr (Section Technique et Industrielle). La production est confiée à l’usine de la Société du Chlore liquide de Pont-de-Chaix, mais aussi à la poudrerie d’Angoulême et à la Société de Savonnerie et de Stéarinerie de Lyon. La dynamique de la production est telle que l’artillerie française n’en manquera pas durant les sept derniers mois de la guerre (7).

Mitrailleurs britanniques protégés par leur « smoke helmet » ou « hypo helmet »
Mitrailleurs britanniques protégés par leur « smoke helmet » ou « hypo helmet »

4 – Parer les effets du gaz dans les tranchées

– En 1915, les soldats alliés qui connaissent les méfaits du gaz chlorique se retrouvent assez démunis. Mais très vite, des médecins militaires britanniques ; comme rester debout au lieu de se coucher, ou appliquer sur le nez et la bouche un tampon de tissu imbibé d’urine ou d’une solution de bicarbonate de sodium (comme le recommande le Lt.Col. N.C. Ferguson médecin en chef de la 28th Division). Ferguson recommande de garder les tampons trempés dans un seau rempli de la solution.
Mais les Britanniques ne tardent pas à utiliser des masques beaucoup plus perfectionnés. Dès juillet 1915, la grande majorité des soldats britanniques sont équipés du « smoke helmet » ou « hypo helmet », mis au point par un officier canadien, le Major Cluny MacPherson. Ce nouveau masque qui recouvre toute la tête, consiste en une solution de glycérine et thiosulfate de sodium.
De leur côté, les Français utilisent des mouchoirs imbibés, ainsi que des lunettes protectrices. Celles-ci peuvent d’ailleurs être molletonnées. Mais cet équipement rudimentaire, avec l’arrivée des masques TN et TNH qui recouvrent toute la tête. Vient ensuite le masque ARS. S’il ne recouvre que le visage, il est doté d’une cartouche d’oxygène permettant au soldat de mieux respirer en cas d’attaque au gaz. Sauf que la cartouche contient de l’oxygène pour une durée limitée. On trouve aussi divers appareils respiratoires permanent consistant en un masque protecteur relié à un réservoir d’oxygène portatif (appareils Draeger et Tissot).
Enfin, les soldats allemands se voient dotés d’un masque à gaz à cartouche d’oxygène, le Gummimask, ainsi que de leur propre système respiratoire Draeger (voir illustrations).

– En conclusion, on peut dire que le gaz reste une invention ayant marqué les mémoires des contemporains de la Grande Guerre par son côté aussi novateur que terrifiant. En outre, elle a conduit les états belligérants à y adapter leur outil industriel en vue de produire des substances chimiques à des quantités importantes.
Seulement, l’utilisation des gaz n’a pas marquée l’ensemble des opérations de la Seconde Guerre mondiale, loin de là. L’Artillerie reste l’arme qui a causé le plus de pertes dans les différents camps. Beaucoup de soldats ont été gazés entraînant des séquelles respiratoires, c’est incontestable. Mais comme le dit A. Thers, une étude britannique a montré que 3% des soldats gazés durant le conflit en sont morts.

Source : http://rosalielebel75.franceserv.com
Source : http://rosalielebel75.franceserv.com

(1) : Lire : http://www.guerredesgaz.fr
(2) Ibid.
(3) Ibid.
(4) Ibid.
(5) Ibid.
(6) Ibid.
(7) Ibid.

 

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